Municipales à Orléans : et si le livre devenait une priorité politique ?

À l’approche des élections municipales, le débat public se concentre surtout autour de la sécurité, de l’urbanisme ou encore des mobilités. Mais un enjeu fondamental demeure largement absent : la place du livre dans la politique locale.

À Orléans, la maison Corsaire Éditions interpelle les candidats en ce sens. Car si les communes semblent cantonnées aux bibliothèques en matière de compétences culturelles, leur rôle peut être bien plus structurant. C’est le souhait de Gilbert Trompas, l’un des fondateurs de Corsaire, pour qui soutenir le livre et la lecture doit devenir une « politique pivot » en accompagnant un écosystème composé d’éditeurs, de libraires, d’auteurs, d’enseignants, de médiateurs…

M. Trompas plaide ainsi pour « un élu à la Culture à plein temps » ou « un temps plein réparti entre plusieurs élus », afin qu’ils soient disponibles pour rencontrer les acteurs culturels. « Il ne suffit pas de mettre des noms sur une liste, il faut des personnes disponibles », insiste-t-il. Il propose également de rétablir un dialogue avec la Direction à la Culture pour associer les éditeurs locaux aux structures municipales comme les bibliothèques.

Parmi les mesures concrètes, Corsaire Éditions évoque la gratuité de l’auditorium de la médiathèque pour les éditeurs locaux et la création d’une formule de stationnement/livraison rapide pour les entrepreneurs culturels. Autre idée aussi séduisante qu’innovante : la création d’une Cité du Livre, sur le modèle du LAB’O, pour favoriser les synergies entre les acteurs du secteur.

Pour Gilbert Trompas, il ne s’agit pas seulement d’une question économique, mais démocratique. « Le livre est un vecteur de liberté », affirme-t-il. « Ce qui se joue, c’est la maîtrise partagée de la langue, la liberté de l’imaginaire et la vigueur de l’esprit critique (…) On ne peut laisser “tout le pouvoir aux écrans” car nous savons que s’ils constituaient le seul mode d’accès au savoir cela favoriserait un rapport superficiel à la connaissance, la diffusion des idées les moins vérifiées, voire de l’intox », alerte-t-il.

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Oui, vous avez raison, cher Gilbert Trompas. Il faut défendre le livre, en lien avec les éditeurs de notre région, les librairies orléanaises, souvent très actives, et la médiathèque ainsi que le réseau des bibliothèques d’Orléans qui oeuvrent beaucoup pour favoriser l’accès aux livres et pour inciter chacune et chacun à LIRE !

  2. Favoriser la lecture Ok
    Les libraires indépendants font un gros travail pour cela , au lieu de Maison du livre la mairie pourrait prendre des moyens pour leur rendre la vie plus facile par exemple les exonérer des impôts locaux ou autres taxes locales. Le rôle des médiathèques est également très important.

  3. Intervention pleinement justifiée ! La lecture est complétement indispensable pour enrayer une partie de l’illettrisme grandissant dans ce pays. L’association AGIR pour la lecture, association fille du LIONS International, le fait depuis plus de 10 années sous des formes diverses et variées. L’illettrisme a été déclarée grande cause nationale dans notre pays depuis 2013…! La lecture est l’un des principaux remèdes pour réduire ce fléau, ce mal qui se tait ! 2,5 millions de personnes sont concernés en France…

  4. Les ficelles sont grosses, une manœuvre qui ne “Tromp’pas”, et le véto en profite pour faire du prosélytisme. Pitoyable.

Les commentaires pour cet article sont clos.

Centre-Val de Loire
  • Aujourd'hui
    16°C
  • lundi
    • matin 7°C
    • après midi 16°C
Copyright © MagCentre 2012-2026