L’enveloppe dédiée au financement de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) a finalement été maintenue lors de l’adoption du budget de la France le 2 février dernier. Pour autant, Benoît Hamon, président d’ESS France, rappelle dans un récent courrier adressé au réseau qu’il reste dans le Projet de Loi de Finances 2026 un certain nombre de mesures défavorables aux acteurs du lien social. Et que le secteur n’est pas à l’abri d’annulations ultérieures de crédits dédiés au développement de l’ESS.
La vigilance reste donc de mise pour le secteur de l’ESS. Benoît Hamon tient néanmoins à saluer la mobilisation collective de l’ensemble du réseau, qui a sans doute permis d’éviter une situation très défavorable. Le gouvernement a finalement renoncé au gel des minimas sociaux, rétabli partiellement les crédits dédiés à l’insertion par l’activité économique, préservant ainsi au passage 51 000 parcours d’insertion (sur les 60 000 concernés), et rétabli enfin les crédits consacrés au développement de l’ESS, sujet essentiel quand on sait que ce secteur d’activité concerne de plus en plus de nos concitoyens.
Au-delà de ces satisfactions, le président d’ESS France reste mobilisé pour mener son prochain combat pour l’adoption par les pouvoirs publics d’une stratégie nationale de l’ESS, à la hauteur des défis auxquels le secteur est confronté. Il souhaite ainsi obtenir un cadre plus solide pour garantir la pérennité de l’ESS et de ses nombreuses missions essentielles au service de la société et de son fonctionnement.