Le conseiller départemental de l’Indre Régis Blanchet vise un fauteuil de sénateur. Photo Pierre Belsoeur
Après Jean-Luc Mélenchon, Régis Blanchet ! L’Indre a vécu lundi 4 mai la fin d’un vrai faux suspense. À ceci près que l’ancien maire de Buzançais et conseiller départemental de l’Indre depuis le début du siècle (2001) n’a pas le verbe aussi tonitruant que l’ancien socialiste. Centriste bon teint, Régis Blanchet réunit la plupart des qualités nécessaires pour occuper un fauteuil de sénateur. C’est un homme de terrain, comme il a pris soin de le rappeler aux maires à qui il vient d’écrire.
« Je souhaite tout d’abord vous présenter mes plus chaleureuses félicitations pour votre élection à la tête de votre commune. Je vous le confirme, être maire est le plus beau de tous les mandats ! Mais pour moi, comme prévu, à l’issue de 31 ans de mandat de maire, j’ai décidé d’arrêter cette belle fonction et nourri par cette expérience ainsi que par l’écoute attentive des réalités de notre territoire, de me porter candidat aux prochaines élections sénatoriales de septembre 2026. »
Le département de l’Indre compte deux sénateurs qu’il va falloir élire en septembre 2026. Des sénatrices en l’occurrence. L’une fut maire de Reuilly et conseillère départementale avant de rejoindre le Sénat voici six ans. Nadine Bellurot a tout gagné jusqu’à présent, mais ses successeurs viennent de perdre la mairie de Reuilly. Un échec qui ne met pas forcément son éventuel renouvellement en danger. Elle annoncera en juillet si elle envisage de rejoindre de nouveau le palais du Luxembourg.
La candidature de Régis Blanchet est beaucoup plus préoccupante pour Frédérique Gerbaud. Devenue sénatrice en 2016, au décès de Louis Pinton dont elle était la suppléante, elle avait été reconduite sur ce siège par les grands électeurs de l’Indre en 2020. Depuis, elle s’est fâchée avec Gil Avérous, menaçant même (dans nos colonnes à l’automne 2025) de constituer une liste face au maire sortant et perd du même coup la plupart des voix des grands électeurs de la ville-préfecture. Et comme Régis Blanchet aura, comme Nadine Bellurot, le soutien du Conseil départemental, la marge de manœuvre de la sénatrice est étroite. Peut-être que l’état de santé de sa mère l’incitera d’ailleurs à ne pas se représenter. Elle a déjà fait passer son devoir filial avant celui d’élue, ce qui vient de lui valoir une réprimande du Sénat pour manque d’assiduité aux séances.