Enfin ! Après un vote en 2023, dans le cadre du budget 2024 de la Sécurité sociale, le décret sur le remboursement des protections menstruelles réutilisables vient de voir le jour en ce printemps 2026. On aimerait applaudir cette « avancée majeure », mais le cœur n’y est pas tout à fait quand on voit que l’effet d’annonce politicien, déconnecté de l’urgence, est supérieur au respect d’un calendrier.
Annoncée en fanfare pour 2024, puis espérée pour 2025, la mesure ne sera effective qu’en septembre 2026. Pour les 6,7 millions de femmes concernées (jeunes de moins de 26 ans et bénéficiaires de la complémentaire Santé Solidaire), ce sont deux années de protection perdue à cause d’une lenteur administrative voulue. Fallait-il deux ans pour signer un décret ?
Si l’objectif social, écologique et sanitaire est louable, un flou artistique persiste dans l’application de la mesure :
- Absence de cahier des charges : On ignore encore quels critères de qualité seront exigés.
- Attente d’information précise pour le remboursement : Les organismes de santé sont toujours sans directives claires sur les modalités d’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables par l’Assurance Maladie (LPPR) et les tarifs.
Cet authentique progrès social est en partie pollué par communication savamment étirée dans le temps part le gouvernement. Dommage…