Rédigé par le blésois Michel Bégon à la demande de Colbert, le Code noir publié en 1685, régissait l’esclavage dans les colonies françaises. Ces textes, bien que l’esclavage fut aboli en 1848 après son rétablissement en 1802 par Napoléon Bonaparte, n’ont jamais été formellement abrogés. A l’occasion du 25e anniversaire de l’adoption de la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité de Christiane Taubira, les députés de la commission des lois ont voté, mercredi 20 mai, à l’unanimité, l’abrogation du Code noir avant un vote de l’Assemblée prévu le 28 mai.
Les dispositions du Code noir « ont organisé la négation de l’humanité de femmes, d’hommes et d’enfants réduits en esclavage, en raison de leur origine et de la couleur de leur peau, en les assimilant à des biens meubles et en les soumettant à des châtiments d’une extrême violence », a rappelé Max Mathiasin député de la Guadeloupe .
A lire sur Magcentre: Le sucre et Orléans, toute une histoire ! #3 : l’auteur du Code Noir était Blésois