Le conseil régional de Centre-Val de Loire a décrété « 2026 l’année des mobilités » et a lancé pour cela une grande concertation territoriale réunissant tous les acteurs de la société. Après Châteauroux et Tours, une réunion vient de se tenir à Orléans en attendant Bourges, Blois et Chartres.
Après la santé et le pouvoir d’achat, la qualité des transports est la troisième priorité émise dans toutes les enquêtes par les habitants des régions de France. Il est vrai que les usages changent, les territoires se développent ou s’appauvrissent notamment démographiquement, imposant de remettre sans cesse sur l’ouvrage ces questions de mobilité. Les transports étant par ailleurs la compétence essentielle et le premier budget de la Région, celle-ci a décidé de se lancer dans un travail prospectif. « 2026 sera l’année des mobilités explique le président régional François Bonneau, nous devons dessiner l’avenir des transports en tenant compte des évolutions démographiques des départements, de la population scolaire puisque nous sommes en charge du transport des élèves et des nouvelles ambitions liées au changement climatique ».
Synthèse et actions le 26 octobre
Certes, le bilan de la Région dans le domaine des transports est déjà imposant avec la rénovation des lignes ferroviaires et du matériel roulant, la gratuité du transport scolaire Mais le conseil régional a décidé d’ouvrir le chantier de la concertation en lançant des réunions dans chacun des six départements, à l’image du Loiret où une séance vient de se tenir avec élus, acteurs économiques et représentants de la société civile. D’autres dates sont déjà programmées le 9 juin à Bourges, le 11 juin à Blois et le 22 juin à Chartres. Les conclusions de chaque atelier seront réunies et exposées le 26 octobre au cours d’une session régionale où seront annoncées les nouvelles orientations et actions à court et long terme. « Nous devons répondre aux nouvelles attentes des habitants insiste Philippe Fournié, vice-président en charge des transports, comme le besoin de transports à la demande. Mais dans un souci d’aménagement du territoire nous devons répondre à ces attentes en tenant compte des évolutions démographiques, de la baisse sensible parfois du nombre d’élèves à transporter, des besoins des personnes âgées en milieu rural, du tourisme, du sport, des contraintes environnementales etc.
Raisonner en global
En fait, tous les aspects sont et seront abordés dans ces ateliers : le prix des billets, la régularité des trains et cars, le cadencement, la rénovation de certaines lignes ou le besoin de matériels modernes. De nouvelles mobilités notamment douces avec le vélo prennent également une place de plus en plus importante et qu’il faut accompagner, en ville mais aussi en milieu rural. Mais il faut naturellement raisonner en global : satisfaire les métropoles et les publics urbains, maintenir un maillage efficace dans les territoires y compris là où la demande est plus ténue. Il faut également y inclure les infrastructures routières -pour lesquelles la Région n’intervient pas- pour garantir la qualité des transports par trains et cars. « J’en appelle à l’Etat insiste François Bonneau c’est à l’État d’assurer la qualité et la sécurité du transport routier. C’est à l’État de donner les moyens aux collectivités locales pour moderniser, financer, développer les services publics de transport régional ».

Gare de Blois en travaux cl FS
« Ce sera toujours à la Région de définir sa politique des transports et des mobilités ».
Le 26 octobre la synthèse de toutes ces concertations sera proposée avec la définition d’actions prioritaires à court terme et d’autres à mettre en œuvre progressivement. Tout cela sera intégré dans d’autres politiques notamment celle des métropoles de Tours et Orléans avec la définition des SERM (service express régional métropolitain), du futur contrat de plan État-Région . Et peut être de l’appel d’offres de mise en concurrence des lignes ferroviaires régionales au-delà de 2030. « Mais quel que soit l’opérateur retenu prévient François Bonneau qu’il soit privé ou public avec la SNCF, ce sera toujours à la Région de définir sa politique des transports et des mobilités ».
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