Lauréat de trois prix lors du Concours international de piano d’Orléans 2024, le pianiste et compositeur Leo Gevisser a donné ce dimanche 31 mai, lors des Matinées du piano, un récital à l’Institut d’Orléans.
Leo Gevisser côté clavier Steinway. Photo Patrick Nachbaur.
Voyage musical au souffle continu
D’un délié gracieux, Leo Gevisser ouvre son récital, ce dimanche matin, à la salle de l’Institut d’Orléans, par deux mouvements à parfum de romance. Place aux prismes de lueurs musicales issus de la Suite en La mineur, de Jean-Philippe Rameau.
Isabella Vasilotta, directrice artistique d’Orléans Concours International : « Le son du piano de Leo Gevisser est unique, il traverse dans ce concert tous les répertoires pour nous faire découvrir comment la beauté de son toucher se décline entre les époques. »
Sans pause, Leo Gevisser poursuit son discours avec Improvisation sur un paysage sonore pour laquelle il utilise un Lumatone, clavier de commande MIDI isomorphique de 275 touches. Électronique et longues plages sonores faisant, l’Institut se trouve comme en apesanteur et les mélomanes s’abandonnent volontiers à ce climat diffusé, de manière hypnotique, comme une harpe céleste. De toute beauté, dans un souffle ininterrompu, le pianiste offre ensuite l’Adagio en si mineur, à la délicate intensité dramatique, de Mozart.

Leo Gevisser côté clavier Lumatone. Photo : Patrick Nachbaur.
Minimalisme et ondes oscillantes
À présent, voici les stridences ailées d’une nouvelle composition personnelle, Improvisation sur un paysage sonore de terrain, œuvre pour laquelle l’artiste joue un instant de concert avec les claviers du Steinway et du Lumatone pour interpréter une pièce minimaliste aux ondes oscillantes.
Lors de ce récital à l’insistant et prenant ressac, Leo Gevisser interprète aussi Les Humeurs, de Grieg, sept pièces emplies d’âme et de caractère, ainsi que In a Landscape, de John Cage, douce et longue œuvre étale.
Nouvelle composition enfin avec Improvisation sur un paysage sonore hydrophonique pour Lumatone. Voici, via la fraîcheur d’une source sonore bienvenue en ce dimanche ensoleillé, le point d’orgue d’un récital par lequel « le pianiste a tenu à placer l’auditeur, conquis, dans « un état sonore intérieur ».
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