LSDH lance une nouvelle bouteille de lait bientôt dans les rayons

D’ici les prochaines semaines, une bouteille de lait nouvelle génération investira les rayons des grandes surfaces. Une innovation de plus pour La Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH) qui réinvente, avec l’aide d’un consortium, son premier modèle, unique au monde, lancé en 2008. Désormais mono-couche et blanche, cette bouteille intègre jusqu’à 50 % de matière recyclée issue d’une filière dédiée. Les visiteurs présents aux portes ouvertes du 4 juin ont pu la découvrir.
 

17 ans de travail ont été nécessaires pour créer cette bouteille nouvelle génération. Grise puis verte, elle est aujourd’hui blanche et intègre jusqu’à 50 % de matière recyclée en rPET opaque.
Photo EB


Par Estelle Boutheloup.


La première avait déjà révolutionné la filière lait en 2008 au niveau mondial ! « Une bouteille de lait UHT en PET opaque, sans opercule qui permettait d’éviter l’utilisation de 40 tonnes d’aluminium, d’économiser 100 000 m³ d’eau par an et par ligne de conditionnement, et de réduire l’usage du plastique de 20 % par emballage », décrit Stéphanie Anton, responsable RSE du groupe LSDH. Mais la couleur grise de la bouteille, inhabituelle pour les consommateurs, n’était pas très vendeuse, et la part croissante du matériau recyclé dans le flux de PET coloré dépassait le seuil au-delà duquel les lignes de recyclage montraient des signes de fragilité. 

« Celle-ci est aujourd’hui monocouche, blanche, supprimant le noir à l’intérieur de la bouteille, et le PET recyclé entre 30 % et 50 %. C’est moins que sur la première bouteille mais plus vertueux car LSDH a désormais sa propre filière de recyclage. Sans oublier la réglementation qui impose que les bouteilles en PET mises sur le marché doivent incorporer 30 % de plastique recyclé d’ici 2030. » Sur le marché d’ici les prochaines semaines, cette bouteille nouvelle génération est le fruit d’un travail collaboratif au sein d’un consortium réunissant fabricants de préformes, recycleurs, distributeurs, CITEO et LSDH, qu’ont pu découvrir un millier de visiteurs et de scolaires lors de la journée portes ouvertes de la laiterie le 4 juin dernier à l’occasion de la Journée mondiale du lait.

LSDH, premier collecteur de lait du Centre-Val de Loire

Répartis en extérieur sur le site de Saint-Denis-de-l’Hôtel, près d’Orléans, une douzaine de stands animés complétaient une visite des unités de production. L’idée ? « Faire tomber la boîte noire des produits alimentaires et faire découvrir les coulisses du lait », présente Philippe Leseure, directeur filière lait de LSDH. Car si 2,6 milliards de litres ont été consommés en 2025, les Français se détournent de plus en plus du lait avec une régression de 2,5 % par an. En cause ? « Les habitudes de consommation : on cuisine moins, les enfants prennent de moins en moins au petit-déjeuner… », explique Philippe. « Mais avec nos contrats tripartites entre la laiterie, l’Association des Producteurs de Lait du Bassin Centre et la grande distribution, nous souhaitions consolider un modèle durable et équitable. Et aujourd’hui nous sommes en phase de croissance : d’une centaine de millions de litres traités en 2005, nous sommes passés à 480 millions de litres par an. » Le fruit d’une réflexion avec les 580 producteurs du Centre-Val de Loire qui livrent leur lait à la laiterie.
 

Lors des portes ouvertes, Nicolas du CNIEL expliquait aux scolaires comment la traite et le cycle de lactation d’une vache se déroulent. Photo EB

 
« Dans une région non laitière, LSDH avait besoin de garder ses producteurs. Mais comment rester une entreprise qui les intéresse ? » interroge le directeur. Plusieurs pistes ont ainsi été explorées : charte sur le bien-être animal (98 % des exploitations ont atteint un niveau supérieur ou excellent), réduction du bilan carbone des exploitations (-10 % à -15 % du nombre de kilos de CO2 émis par litre de lait), participation aux négociations avec la grande distribution et la laiterie, lait solidaire avec C’est Qui le Patron« Autant d’actions qui améliorent le revenu des éleveurs qui sont les mieux payés de France avec 0,50 € du litre contre 0,42 € dans les grandes laiteries françaises. » De son côté, le groupe alimentaire travaille, lui aussi, sur sa RSE : huile de colza dans les camions de collecte (baisse de 60 % du bilan carbone), chaudière biomasse qui permet de générer 80 % de la vapeur pour l’usine, réduction du poids des emballages… « La transition, ça ne se décrète pas », souligne Emmanuel Vasseneix, président du groupe LSDH. « Ça se construit, étape par étape, avec ceux qui acceptent de jouer le jeu collectivement. »


Plus d’infos autrement :

En Centre-Val de Loire, une distribution gratuite de lait pour les étudiants en situation difficile

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