Le projet de site hospitalier unique mobilise acteurs publics et privés. Le 19 juin dernier, un comité de pilotage s’est tenu sous l’égide du préfet de Loir-et-Cher Joseph Zimet et de la directrice régionale de l’ARS Clara de Bort ; il a souligné l’urgence d’agir pour rendre ce projet irréversible.
Annoncé fin 2024, le projet visant à regrouper le centre hospitalier de Vendôme, la clinique du Saint-Cœur, un centre de rééducation et plusieurs partenaires privés (centre de dialyse, laboratoire d’analyses et centre d’imagerie) avec un soutien financier de 35 millions d’euros de l’État (Ségur Santé) via des fonds européens, a jusqu’alors peu ou pas avancé.
L’ARS va donc faire appel à un cabinet extérieur pour présenter un projet technique d’ici le 15 octobre. Il faudra notamment choisir un terrain d’implantation, en prenant en compte divers paramètres, tels que le coût, l’accessibilité et la pertinence pour la population. Plusieurs sites sont envisagés, dont celui de l’ancienne entreprise Elogen, près de la zone TGV, et d’autres hors de Vendôme.
Le comité de pilotage, qui inclut des responsables d’institutions de santé et des élus locaux, a souligné que des concessions seraient nécessaires pour faire avancer ce projet unique de partenariat public, dont le coût global est estimé entre 110 et 120 millions d’euros. Le député du Vendômois Christophe Marion (Ensemble pour la République) a pour sa part souhaité une finalisation avant les élections de 2027, soulignant que si rien n’est concrétisé d’ici là, le projet pourrait être compromis. Très engagé, l’élu a même mis son mandat en jeu.
Crédit image : Magnific – image d’illustration