Lors de la dernière session du conseil régional, le président Bonneau a annoncé que Marc Gricourt quitterait ses fonctions de premier vice-président chargé des finances et des ressources humaines, pour rester simple conseiller régional. Ce dernier, âgé de 65 ans, occupait ce poste stratégique depuis décembre 2015.
« J’en avais parlé dès l’automne avec le président, et je lui avais dit que si j’étais réélu maire de Blois, je ne souhaitais pas continuer, pour alléger mon emploi du temps et me consacrer à la ville que je dirige. C’est une charge de travail très lourde, j’ai besoin de souffler, mais c’est avec beaucoup d’émotion que j’abandonne cette fonction que j’occupais depuis dix ans et demi », a déclaré celui qui vient de rempiler pour la 4e fois à la tête de la ville Blois.
Il sera remplacé par le radical Harold Huwart, maire de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), tandis que l’expérimenté Jean-Patrick Gille est promu premier vice-président. Une position idéale pour succéder à François Bonneau si ce dernier ne se représente pas.
Prémisse d’une candidature aux Législatives ?
La décision du maire de Blois ne surprendra pas les observateurs politiques attentifs alors que se profilent des élections législatives en 2027. Evincé lors des élections de 2024 au profit d’un candidat Lfiste, qui avait du se retirer pour des propos antisémites sur Internet, Marc Gricourt pourrait légitimement revendiquer l’investiture du parti socialiste et de la gauche.
Affaire à suivre donc. Nous en saurons sans doute plus à l’issue du Campus socialiste (Universités d’été) qui se tiendra à Blois les 27, 28 et 29 août prochain pour la sixième année. On sait enfin qu’il est possible que Marc Gricourt passe la main en cours de mandat municipal. Benjamin Vételé, troisième 3e maire-adjoint à l’urbanisme, au patrimoine et aux finances tiendrait la corde pour s’installer dans le fauteuil de maire dans cette hypothèse.