L’ADA Omnisports, disparition annoncée

L’avenir du club omnisports blésois, placé en liquidation judiciaire le 29 janvier dernier, apparait bien sombre. Aucun repreneur ne s’est manifesté. Plus de 800 licenciés dans une vingtaine de sections sportives seront ainsi privés de leurs installations dès la rentrée de septembre.
 

Jean-Michel Aubault, président de l’ADA Omnisports, redoute que 800 licenciés soient laissés sur le carreau. Crédit photo Jean-Luc Vezon.

 
Le mandataire judiciaire s’apprête par ailleurs à signifier leur licenciement économique aux trois salariés de la structure lourdement endettée. « Pour financer des travaux, la ville de Blois demande un loyer de 400 000 euros à une nouvelle association qui serait créée pour poursuivre les activités. Ce schéma est impossible et signifie notre arrêt de mort », explique Jean-Michel Aubault, président de l’association fondée en 1908.

Tandis que plane le spectre d’un projet immobilier très rentable, ce dernier s’interroge sur la réelle volonté de la ville de conserver ce site de plusieurs hectares en cœur de ville : « On nous mène en bateau depuis le début. » Pour mobiliser les adhérents et celles et ceux qui ne peuvent se résoudre à voir disparaître un pan entier de l’histoire du sport blésois, une pétition sur change.org vient d’être mise en ligne. Elle rassemble d’ores et déjà 500 signataires :

« Nous demandons le maintien des activités sportives* et éducatives au palais des sports et un engagement rapide des collectivités (Ville de Blois, Agglopolys, Département de Loir-et-Cher, Région Centre-Val de Loire) afin de préserver ce site d’intérêt général », écrivent les auteurs de la pétition « Blois ne peut pas perdre son palais des sports ».

Au-delà des associations sportives, ce sont également 1 400 élèves des établissements privés sous contrat Notre-Dame des Aydes, La Providence et Saint-Charles qui voient leur avenir devenir incertain. Si une solution transitoire leur permet d’utiliser le palais des sports pendant une année scolaire supplémentaire, aucune garantie n’existe au-delà. Dans une ville où les équipements sportifs sont déjà saturés, la disparition du palais des sports laisserait des centaines de jeunes sans solution pour leurs cours d’EPS.

« Avec la liquidation de l’ADA Omnisports, c’est un pan entier de l’histoire sportive, éducative et associative de Blois qui risque aujourd’hui de disparaître », s’alarme une licenciée sportive.

(*) Aïkido, Badminton, Voiture radio commandée, Baby gym, Danse classique, Fitness, Gym douce, Epée, Pankido/MMA/Kenpo, Krav Maga, Multi-sports collectifs, Karaté, Tennis de table, Pilates, Tir sportif, Tir à l’arc, Batterie, Biodanza, Pratique respiratoire, Katsugen undo, Futsal, Danse historique, Danse latine, Bollywood.

 

 

Commentaires

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  1. Quand une ville investit dans de grands projets, elle doit aussi être capable de préserver les équipements qui servent chaque jour à la jeunesse, au sport et à l’éducation. La fermeture du palais des sports enverrait un signal préoccupant sur les priorités locales.
    La Ville de Blois, avec le soutien de ses partenaires (Agglopolys, le Département, la Région, l’État et d’autres financeurs), porte des projets dont le coût total est estimé à près de 50 millions d’euros : la passerelle sur la Loire, le futur théâtre, la future halle gourmande et la capitainerie du lac de Loire.
    Dans le même temps, l’ADA Omnisports cherche 600 000 € pour tenter de poursuivre son activité et préserver un équipement utilisé par plus de 800 licenciés et 1 400 élèves.
    La question mérite d’être posée : comment tous ces partenaires publics et institutionnels ne pourraient-ils pas se mobiliser ensemble pour trouver cette somme, qui représente une infime part des investissements engagés sur d’autres projets ? Sauver un équipement d’intérêt général ne devrait-il pas être une priorité ?

  2. À force de parler d’attractivité, n’oublions pas les habitants de Blois. L’ADA Omnisports, ce n’est pas un projet destiné aux touristes ou aux visiteurs de passage : c’est une structure qui fait vivre le sport local au quotidien, avec plus de 800 licenciés, 1 400 élèves et de nombreuses familles concernées.
    Un restaurant au bord de Loire peut être un atout, mais Blois ne manque pas de restaurants. Une passerelle pour faire traverser des chevaux et quelques vélos… No comment… Mais la disparition d’une installation sportive en plein cœur de ville, elle, aurait des conséquences immédiates pour des centaines de personnes qui se retrouveraient orphelines de leur lieu de pratique, sans véritable solution de repli.
    Les grands projets peuvent avoir leur place, mais il ne faut pas oublier ceux qui font vivre la ville au quotidien. Quand des dizaines de millions d’euros sont engagés dans différents aménagements, comment ne pas trouver 600 000 € pour sauver un équipement sportif, éducatif et associatif historique ? La question mérite d’être posée.
    Alors pourquoi les acteurs économiques du territoire, les partenaires privés et toutes celles et ceux qui ont à cœur l’avenir de Blois ne pourraient-ils pas se mobiliser pour accompagner une solution ? Préserver un équipement sportif, éducatif et associatif historique, c’est aussi investir dans la jeunesse, le lien social et l’avenir de notre ville.

  3. Il y a une quinzaine d’années, la “bulle” sous laquelle nous jouions au tennis à l’ADA avait vieilli et devait être rénovée pour des raisons de sécurité. Le club n’a pas réussi à obtenir les trois ou quatre dizaines de milliers d’euros, quand la ville et le département abondait “la JB” en Vienne et le Jeu de Paume ; au final la “bulle” a été détruite et l’activité tennis, dont profitait notamment les enfants des écoles avoisinantes, a disparu. Sans préjuger d’une éventuelle mauvaise gestion de l’ADA, ou de problèmes de personnes entre l’ADA et les élus de Blois, que ces derniers n’aient pas donné un kopek pour maintenir cette activité sportive en plein coeur de Blois m’est resté en travers de la gorge. Apparemment les choses ne se sont pas améliorées !

  4. C’est une bien triste nouvelle. Au-delà de la disparition d’une association où je pratique le Pilates et le renforcement musculaire trois fois par semaine, c’est tout un lieu de vie, de santé et de lien social qui disparaît. Je pense aussi aux salariés qui en paient le prix avec la perte de leur emploi. Il est difficile de comprendre qu’une structure aussi utile puisse disparaître dans une telle indifférence. Pour une ville qui met en avant le sport et le bien-être, ce dénouement laisse un goût particulièrement amer. C’est, à mes yeux, profondément regrettable.

  5. 600 000 € pour sauver un équipement qui accueille autant de personne est-ce vraiment impossible à trouver ? Quand plus de 50 millions d’euros sont investis dans d’autres projets à Blois, cette somme paraît pourtant modeste. Il est encore temps que les collectivités et leurs partenaires se mobilisent pour préserver un lieu essentiel à la vie sportive et éducative de notre ville.

  6. J’ai 78 ans et la gym douce au Palais des Sports est bien plus qu’une simple activité pour moi. C’est un moment précieux dans ma semaine, un moment où je prends soin de mon corps, où je retrouve des personnes que j’apprécie et où je continue à rester active malgré mon âge.
    Je venais à pied, tranquillement, heureuse d’avoir ce lieu près de chez moi, accessible et adapté à mes besoins. Ce déplacement faisait aussi partie de mon autonomie, de ma liberté, de ces petits bonheurs du quotidien qui comptent tellement quand on avance en âge.
    Aujourd’hui, apprendre que toutes les activités proposées par Tiffany vont s’arrêter et qu’elle va perdre son emploi me touche profondément. Tiffany ne nous apporte pas seulement des exercices de gym douce : elle nous apporte de l’attention, de la bienveillance, de l’énergie et un véritable accompagnement humain. Pour beaucoup d’entre nous, ces moments sont essentiels pour rester en forme, garder confiance et maintenir du lien social.
    Monsieur Marc Gricourt, le groupe des petites mamies de la gym douce vous demande sincèrement de faire tout votre possible pour trouver une solution. Derrière cette situation, il y a une professionnelle investie, mais aussi des personnes âgées pour qui cette activité représente beaucoup plus qu’un simple cours de sport. Merci à vous Monsieur le Maire.

  7. Quel dommage si le palais des sports venait à disparaitre : plus d’installation sportive pour des milliers de scolaires, tout une série d’activités accessibles en coeur de ville qui ne seront plus proposées. Où irons nous pour faire du badminton ? Les clubs sont à saturation…
    A notre époque où la sédentarité des jeunes et des moins jeunes est au coeur des préoccupations sanitaires … Ça pose question !

  8. Fermer le palais des sports ces vraiment malheureux car j’ai créé Avéc mon professeur maître jo cardot la section aikido dans les années 90 sa serait vraiment malheureux pour toutes les section pour perdre notre installation pour pratiquer nos disciplines surtout que il y as assez de logement sur Blois merci de penser à nous sportivement Patrick le rigoleur

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