Grands dauphins du Marineland d’Antibes – Par Andreas Ahrens / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)
L’association C’est Assez ! a certes perdu une bataille mais pas la guerre. Alors que le préfet de Loir-et-Cher avait autorisé le 1er juin dernier la création d’un Centre d’Études, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins (CERSSD) au ZooParc de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher, le tribunal administratif d’Orléans a rejeté le 17 juillet le référé-suspension déposé par l’association écologiste au nom d’un collectif de 16 associations de défense des cétacés et des animaux. (1)
Pourtant cette décision, rendue en référé, porte en elle des espoirs pour le collectif puisque le juge administratif ne rendra sa décision sur le fond que dans quelques mois, rendant sans doute impossible pour Beauval d’engager des travaux avant cette date sans prendre le risque que l’arrêté d’autorisation ne soit cassé.
« C’est une épée de Damoclès au-dessus de Beauval », clame l’association qui lutte contre l’exploitation des cétacés et des animaux marins libres ou captifs. Sa présidente Christine Grandjean nous rappelle ainsi que 330 000 dauphins sont pris dans les filets de pêche chaque année et que 66 dauphins et orques sont morts dans les bassins en France depuis 1970.
Le projet de Rodolphe Delord, directeur de Beauval, doit permettre le transfert au ZooParc des dauphins issus d’établissements commerciaux fermés : Planète sauvage à Nantes et Marineland d’Antibes. D’un coût financier élevé (35 millions d’euros), entièrement financé sur fonds privés, le CERSSD doit notamment comprendre 7 bassins et trois lagons paysagers géants pour un total de 30 000 mètres cubes d’eau.
Ayant reçu la bénédiction de l’Élysée et le soutien du ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le centre, dont l’ouverture est prévue au printemps 2027, n’a pas fini d’alimenter le débat public sur le bien-être animal et la protection de cette espèce emblématique.
C’est Assez ! et le collectif d’associations revendiquent ainsi la création d’un sanctuaire marin en mer pour les cétacés et non une exploitation commerciale sous couvert de centre scientifique. Ils envisagent également de déposer un recours contre l’autorisation environnementale.
(1) C’est Assez !, One Voice, Tilikum’s Spirit, Code Animal, ASPAS, Défense de l’Animal, PAZ, Animal Cross, La Fondation Bardot, et l’association Stéphane LAMART.
Plus d’infos autrement :
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