Les parlementaires étant partis en congés, le gouvernement décide d’alourdir l’ardoise des assurances complémentaires au prétexte d’éviter de creuser le déficit de notre chère Sécurité sociale.
Après avoir doublé les franchises médicales et la participation forfaitaire des patients sur les consultations, le gouvernement veut transférer aux mutuelles plusieurs postes de remboursements concernant médicaments, soins dentaires, transports sanitaires et dispositifs médicaux.
Réglementairement, avant que ces nouvelles mesures de déremboursement soient effectives, les décrets doivent être présentés pour avis au conseil de la CNAM.
En date du 30 juillet dernier, une fois n’est pas coutume, les membres du conseil de la CNAM se sont opposés unanimement aux projets de décrets gouvernementaux augmentant la participation des complémentaires.
Les conseillers dénoncent la manière de procéder du gouvernement qui choisit de modifier les règles de remboursement en plein été. Ils estiment que les textes qui modifient les équilibres entre Assurance maladie et assurances complémentaires doivent faire l’objet d’un débat parlementaire public.
Le conseil de la CNAM n’étant que consultatif, son désaveu ne pourra malheureusement pas empêcher l’augmentation du reste à charge pour les malades et l’effritement progressif de notre modèle de protection sociale…