Alors que Marine Le Pen est en tête dans les sondages pour la Présidentielle, une nouvelle affaire révèle l’ancrage grandissant de l’extrême droite dans le monde rural et les collectivités. Catherine Lhéritier, présidente de l’Association des maires de Loir-et-Cher et maire de la commune nouvelle de Valloire-sur-Cisse (2 385 habitants), est en effet sous les feux de l’actualité médiatique pour avoir recruté comme directeur général des services (DGS) un candidat adhérent au Rassemblement national. Il s’agit en l’espèce de Noa Lerosier qui fut suppléant de Marie-Caroline Le Pen aux dernières législatives dans la 4e circonscription de la Sarthe (Sablé-Le Mans).
Membre du parti centriste UDI, Catherine Lhéritier se défend d’avoir eu connaissance de ce recrutement réalisé par le cabinet Hadley Search et évoque que « conformément au principe de non-discrimination, la collectivité employeur ne pouvait avoir connaissance de l’appartenance politique, syndicale ou religieuse des différents candidats ». « Je suis résolument centriste », déclarait-elle à nos confrères de la NR, Catherine Lhéritier, qui devra sans doute trouver rapidement une solution devant le tollé déclenché, y compris dans son propre camp, par cette décision.
« À droite, les digues sautent une à une. Le Loir-et-Cher ne doit pas devenir le laboratoire de l’alliance avec l’extrême droite (…) une administration municipale ne doit pas devenir le lieu où l’on demande aux agents de s’accommoder de la banalisation de l’extrême droite », écrit dans un communiqué le Parti socialiste, évoquant les précédents de Guillaume Peltier et Alexandre Avril.
Image : mairie de Valloire-sur-Cisse, crédit Bildoj, Wikimedia Commons