Clap de fin pour le méga-projet de centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins imaginé par Rodolphe Delord, directeur du ZooParc de Beauval dans le Loir-et-Cher.
Face à l’hostilité d’associations et d’ONG animalistes (en particulier One Voice, C’est assez ! et Tilikum’s qui ont introduit plusieurs recours) et au coût très élevé du projet (45 M€), le patron du quatrième plus beau zoo au monde (près de 2 millions de visiteurs) a fini par jeter l’éponge.
« Le projet était devenu trop lourd financièrement passant de 20 à 45 M€ malgré le soutien de la Communauté de communes du Val de Cher Controis. On comptait aussi sur une garantie de prêt par l’État qui est impossible juridiquement », évoque Rodolphe Delord dans les colonnes de la NR en reconnaissant avoir dépensé 2 millions d’€ pour l’étude du projet.
Regrettant l’attitude des associations alors que le projet était conçu pour le bien-être de 25 dauphins (sept bassins, trois lagons paysagers, 30 000 m³ d’eau de mer avec plages et courants recréant un environnement naturel proche du réel), Rodolphe Delord compte désormais avancer vers d’autres projets.
Cette victoire des animalistes, qui se félicitent d’une décision qui fera jurisprudence, laisse un goût amer car les dauphins et orques du Marineland d’Antibes, qui devaient être accueillis, risquent de finir leurs jours dans un centre ou la piscine d’un complexe hôtelier en Asie. Faute de sanctuaire marin accessible en France ou en Europe, les cétacés vont donc payer une addition bien salée !
Image : dauphins du Marineland d’Antibes – Par Andreas Ahrens / Wikimedia Commons