À la ménopause, pour beaucoup de femmes, la prise de poids semble inévitable. Une étude publiée dans la revue JAMA Network Open apporte des réponses. Menée par la chercheuse Tong Xia et son équipe sur plus de 38 000 femmes de la cohorte Nurses’ Health Study II, cette recherche a évalué sur douze ans l’impact de différents régimes alimentaires lors de la transition ménopausique.
En moyenne, les participantes ont pris 0,8 kg par an durant la période de fluctuations hormonales. Cependant, la composition de l’assiette joue un rôle déterminant pour freiner cette hausse et prévenir une éventuelle obésité.
Parmi la dizaine de modèles alimentaires analysés par les chercheurs, deux régimes se distinguent très nettement :
- L’alimentation à faible indice insulinique : ce profil vise à limiter les pics d’insuline, l’hormone favorisant le stockage des graisses. Les femmes l’adoptant le plus fidèlement ont réduit leur prise de poids de 0,28 kg par an et diminué leur risque d’obésité de près de 50 %.
- Le régime pour la santé planétaire (PHDI) : conçu pour préserver à la fois la santé humaine et la planète, ce modèle riche en végétaux a permis de réduire de 54 % le risque de développer une obésité.
Ainsi, pour préserver son équilibre pondéral et sa santé, les choix nutritionnels semblent clairs : Il faut privilégier les fruits et légumes frais, les légumineuses (lentilles, pois chiches), les fruits à coque (noix, amandes), les céréales complètes et les graisses insaturées (comme l’huile d’olive). Tous ces aliments stabilisent la glycémie et la production d’insuline.
Par ailleurs il faut limiter le plus possible les viandes rouges, la charcuterie, les frites, les aliments à forte teneur en sel et les produits ultra-transformés qui sont à fort potentiel hyperinsulinémique.
Cette étude apporte un message encourageant pour beaucoup de femmes : si les modifications hormonales en rapport avec la ménopause peuvent altérer le métabolisme, la prise de poids n’est pas une fatalité. En misant sur une alimentation le plus possible végétale, peu transformée et axée sur le contrôle de l’insuline, il est possible de traverser cette étape de la vie en préservant sa silhouette et sa santé.