Il se déroule ce week-end du 11 au 13 septembre à La Grande Lienne à Saint-Maur dans l’Indre. Ce tout nouvel événement innovant, porté par Arnaud Lebert, président de l’Association La Grande Lienne et Rodolphe Bruneau-Boulmier, Directeur artistique, célèbre la rencontre entre la musique et le végétal, valorisant des instruments fabriqués par des luthiers engagés.
Luthier d’origine argentine, Victor Iermito fabrique des guitares éco-responsables, conscient de la menace qui pèse sur certains bois exotiques utilisées pour leur fabrication. Photo DR.
Par Estelle Boutheloup
« Ici, vous ne venez pas qu’à un festival ! Vous venez aussi voir des ateliers de fabrication d’instruments, des démonstrations de lutherie, assister à des tables rondes et des débats autour de la lutherie… », annonce Arnaud Lebert, Président de l’Association La Grande Lienne. Organisé pour la toute première fois à l’Arboretum de La Grande Lienne, à Saint-Maur dans l’Indre, Végétalienne s’affiche comme un festival innovant. « C’est le seul véritable festival qui met en lumière le travail des luthiers et les matériaux de substitution au bois dans le cadre du développement durable et du changement climatique », poursuit le président. Une approche à la croisée de la création artistique, de la transmission des savoir-faire artisanaux et de la transition écologique.
La lutherie à l’heure du changement climatique
Organisé dans un site dédié à la biodiversité, à la préservation du patrimoine et à l’innovation autour du végétal Végétalienne a été pensé pour rentrer en résonance avec la vocation de l’arboretum de la Grande Lienne en s’ouvrant non seulement sur les cultures musicales du monde mais en valorisant les essences utilisées dans les pays d’origine. « À travers luthiers, facteurs d’instruments, musiciens, chercheurs et artisans d’art, Végétalienne met en lumière cette relation intime entre le vivant et la création musicale », tient à souligner Arnaud Lebert avant d’ajouter : « Le végétal n’est pas que pour un seul mode d’utilisation, il peut être entièrement valorisé comme la tomate ou le cormier. Le changement climatique nous amène à réfléchir sur les essences : quelle essence pour se chauffer, se loger et faire de la musique ! » Car derrière un instrument se cache un bois, mais aussi une plante, des fibres, des résines, des huiles et des teintures naturelles. Et « préserver les arbres et les fibres d’aujourd’hui, c’est préserver les instruments et les musiques de demain. »
Bandoneoniste mexicain, Luis Perez Magaña est le seul accordéoniste à mener une carrière à l’international. Photo DR.
Côté musical, la programmation a été confiée au Directeur artistique, Rodolphe Bruneau-Boulmier. Cette dernière repose sur une sélection de musiciens et d’artistes engagés dont la pratique s’inscrit dans une démarche éthique, écologique et sensible au vivant. Ainsi, le compositeur Matteo Gualandi, le luthier de guitares Victor Iermito, ou encore le trio Parrhèsia.
« La musique a son rôle à jouer en matières écologiques, pas seulement en y apportant sa touche de poésie, d’intemporalité et de rêverie ; mais aussi en sollicitant de jeunes musiciens soucieux des questions environnementales. De quel bois, à l’heure du réchauffement climatique, sera fait mon instrument demain ? Comment intégrer une pensée écologique dans mon travail de compositeur ? Quelles formes de concerts pour l’avenir ? »
Les premières notes de ce nouveau festival seront jouées ce week-end où chaque pièce, chaque récital et chaque son est à vivre comme le prolongement de la nature.
Programme et réservations ici https://vegetalienne.fr