L’excellence française en oncologie vient d’être consacrée à l’échelle internationale. Selon la dernière édition du prestigieux palmarès, publié le jeudi 17 septembre par le magazine Newsweek, l’Institut de cancérologie Gustave Roussy s’impose à la troisième place mondiale et décroche la tête du classement des meilleurs hôpitaux de lutte contre le cancer en France et en Europe.
Derrière ce succès se cache une méthodologie rigoureuse menée en partenariat avec l’institut de données Statista. Le classement mondial repose sur plusieurs piliers fondamentaux. Le premier d’entre eux est la réputation internationale, évaluée par le biais d’une vaste enquête mondiale menée auprès de dizaines de milliers de professionnels de santé (médecins, gestionnaires d’hôpitaux et experts médicaux). Ceux-ci sont invités à recommander les établissements de référence dans leur propre spécialité.
S’ajoutent à cela des indicateurs indispensables de qualité structurelle, tels que les accréditations et certifications officielles qui attestent de la sécurité des soins et de l’expertise de pointe. Enfin, le modèle intègre l’évaluation des PROMs (Patient-Reported Outcome Measures), des questionnaires standardisés permettant de mesurer la qualité de vie et l’état de santé perçus par les patients eux-mêmes
Si la France ne se classe qu’à la 27e place du Classement PISA 2026, qui évalue les compétences des élèves de 15 ans dans 91 pays, il faut croire qu’il se produit par la suite un sacré rattrapage durant les études de médecine. La consécration de l’institution Gustave Roussy (dirigé par un médecin) démontre la force du modèle médical français. Sachons le protéger…