23 millions de Français l’utilisent pour faire leurs courses ! Plébiscitée par les consommateurs eux-mêmes, la célèbre application mobile Yuka vient de franchir une nouvelle étape avec désormais l’affichage des « scores » (notes) directement sur les produits achetés en ligne.
14 enseignes de la grande distribution afficheront désormais le scoreYuka, bon ou mauvais, sur les fiches produits pour que le consommateur sache en un clin d’œil ce qu’il achète. Photo Yuka.
Avec 90 millions d’utilisateurs dans le monde et 85 scans par seconde, Yuka a bouleversé les habitudes d’achat des adeptes du mieux manger en décryptant la composition des produits (alimentaires et cosmétiques) de grandes surfaces pour évaluer leur impact sur la santé et l’environnement. Une analyse accessible par un simple scan sur le code-barres. Sauf que… « on ne peut pas scanner les produits quand on fait ses achats en ligne et vérifier leur note », souligne Alice Lauriot, responsable des plaidoyers pour la marque. « Remarque de consommateurs que recevaient certains distributeurs. » Qu’à cela ne tienne. Pour mettre fin à cette frustration, l’application française a démarché la grande distribution en lui proposant de l’afficher directement sur leurs sites en ligne. « D’un côté, ça rendait service aux consommateurs et de l’autre, ça permettait aux GMS d’illustrer leurs engagements en faveur de la santé et de la transparence produit. »
14 enseignes et 8 marques cosmétiques engagées
14 enseignes partenaires ont ainsi accepté de jouer le jeu depuis le printemps dernier, annonce le communiqué : Intermarché, Carrefour, Chronodrive, Houra, La Fourche, Greenweez, Le Fourgon, Kazidomi, Bene Bono, Willy anti-gaspi et Auchan Luxembourg. Biocoop, Naturalia et Picard suivront dans les mois prochains. Sur ces 14, 11 ont déjà affiché les scores sur les fiches produits ou les vues catalogue sur des dizaines de milliers de produits MDD (Marque de distributeur) et marques nationales. « Nous n’avons reçu aucun refus ferme. C’est plutôt courageux de la part des enseignes qui prouvent par cette action leur engagement pour un e-commerce 100 % vert et transparent. »
Si Yuka met la note à disposition gratuitement, la grande distribution devra l’afficher sur toutes les références, du produit le mieux noté (75 à 100/100) au plus « mauvais » (0 à 24/100). « Certaines enseignes comme Chronodrive vont même plus loin qu’un simple affichage, elles ont intégré le score aux filtres de recherche. » Au-delà de l’alimentaire, des marques cosmétiques et de produits d’hygiène se sont également engagées : L’Arbre Vert, Caudalie, Garancia, Respire, Corine de Farme, Typology et d’ici la fin de l’année Aroma-Zone et SVR.
Chronodrive a même intégré le score Yuka dans le filtre de sélection. Photo Yuka.
Un enjeu d’éducation
Une nouvelle étape pour l’application qui entend ainsi être encore au plus près des consommateurs en leur offrant, en plus d’une réponse immédiate, un partage d’expertise et un accompagnement au mieux manger. « À travers le score, le consommateur sait pourquoi ce produit est mal noté et ce qui le pénalise : trop d’additifs, trop de sucre, trop de sel… Cela suscite la curiosité », explique Alice Lauriot. Une approche directe qui place l’éducation et la sensibilisation au cœur de l’expérience pour donner à qui le souhaite les clés pour faire des achats responsables et plus éclairés.
Chaque jour, 3 500 nouveaux produits viennent enrichir les quelque 6 millions de références notées et analysées de la base de données de l’application accessible dans 12 pays. « 15 maintenant. Puisque depuis le mois de juillet Yuka est disponible au Brésil, au Mexique et au Portugal, pays où les enjeux d’obésité sont très importants. »
Rubrique parrainée par LSDH