À Montargis, lundi 19 octobre, les écharpes tricolores étaient de sortie. Au rassemblement contre les violences urbaines organisé à l’appel de l’Association des maires de France, plusieurs élus avaient revêtu cet insigne républicain. Mais en avaient-ils tous le droit ?
Car l’écharpe tricolore n’est pas un accessoire que l’on emprunte à la va-vite dans le vestiaire municipal, même pour une bonne cause. Son port est encadré par le Code général des collectivités territoriales. Pour les conseillers municipaux, le règlement est plutôt strict : ils ne peuvent la porter que lorsqu’ils remplacent le maire dans les conditions prévues par la loi ou lorsqu’ils célèbrent un mariage par délégation.
Lors du rassemblement montargois, plusieurs adjoints arboraient l’écharpe tricolore. Une conseillère municipale, habituellement classée « dans l’opposition », avait, elle aussi, revêtu le fameux ruban républicain. Simple ignorance du règlement ? Ou bien nouvelle tendance dans le dressing de l’opposition ?
L’objet du rassemblement ne prêtait pourtant pas à confusion : dénoncer les violences urbaines. À Montargis, hélas, on en connaît un rayon sur le sujet… Ce jour-là, il n’y avait aucune noce à célébrer ni de suppléance du maire à assurer.
L’unité républicaine avait sans doute ses raisons, mais elle ne dispense pas de respecter les règles du protocole, y compris quand il s’agit de prendre la pose pour une photo de groupe.