De Tours à Montargis, en passant par Blois, Orléans et Chartres, des centaines de personnes se sont rassemblées lundi 26 et mardi 27 octobre pour rendre hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière. Au recueillement et à la solidarité se sont surtout mêlées la colère et l’inquiétude face à la progression des idées d’extrême droite, après le meurtre de Pengo Bossio Wangi, 26 ans, tué par les tirs de Kévin T., qui a également blessé une fillette de 11 ans et trois autres personnes.
À Montargis ce lundi 26 octobre, la manifestation contre le racisme a réuni près de 200 personnes. ©Magcentre
En ce début de semaine, l’émotion a largement dépassé les frontières de la ville des Yvelines, donnant lieu à une première série d’hommages dans la région. À Orléans mardi soir, cette émotion était palpable sur la place de la République deux jours après un week-end qui avait vu la ville accueillir le congrès du Rassemblement national. Alors que le parti d’extrême droite et sa cheffe de file Marine Le Pen y ont lancé leur campagne présidentielle, les manifestants ont dénoncé la montée des discours de haine.
Le rassemblement à Orléans ce mardi soir. ©Magcentre
Entre les prises de parole des syndicats, des associations et des représentants politiques, une minute de silence a été observée. « La minute de trop » pour de nombreux intervenants qui rappelaient les noms d’Aboubakar Cissé, 22 ans, tué dans une mosquée dans le Gard en avril 2025, ou encore celui d’Hichem Miraoui, assassiné par un voisin dans le Var en mai de la même année. Autant de victimes dont les morts nourrissent chez les manifestants le sentiment d’une répétition insupportable des violences racistes.
Au fil des interventions, la question de la responsabilité des personnalités politiques et du gouvernement s’est imposée. Plusieurs orateurs dénonçant la progression du racisme et la banalisation des idées d’extrême droite, bien aidées « par certains médias complaisants qui en font leur fonds de commerce ». Ces rassemblements ont pris la forme d’un appel à la mobilisation avec, sur toutes les lèvres, la prochaine élection présidentielle en 2027.
D’autres rassemblements sont prévus dans les prochains jours, notamment à Bourges, jeudi 29 octobre.