Le procès des parents de la petite Inass Touloub, surnommée pendant plus de trente ans « la martyre de l’A10 », s’est ouvert le 2 novembre 2026 devant la cour d’assises du Loir-et-Cher à Blois. Il n’est pas sans rappeler l’affaire Grégory tant la couverture médiatique est importante.
Ce dénouement judiciaire intervient 39 ans après la découverte du corps mutilé de la fillette de 4 ans, retrouvée le 11 août 1987 en bordure de l’autoroute A10 sur la commune de Suèvres. Longtemps restée anonyme, l’enfant a finalement été identifiée en 2018 grâce à des recoupements d’ADN avec son frère dans le fichier national génétique (FNAEG).
Sous la présidence de la magistrate Audrey Debeugny, le procès est programmé jusqu’au 18 novembre 2026. Dans le box des accusés, la mère d’Inass, Halima El Bakhti (72 ans), est jugée pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Son père, Ahmed Touloub (74 ans), comparaît pour « complicité » de ces mêmes faits. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Image : palais de justice de Blois ©JLV
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