
©Severine_Charrier
Humble parole, belle parabole. « Paysage inconnu nous fait vibrer dans le bon sens du terme. Ici nous allons jusqu’à l’os pour affirmer sur scène la permanence d’une présence. Cette fois je crois que nous sommes allés assez loin. Notre travail est le fruit d’une grande écoute de la belle proposition des musiciens et d’un choix que j’ai effectué en toute liberté. »
Et Josef Nadj , danseur, chorégraphe, directeur du Centre chorégraphique national d’Orléans de poursuivre, à propos de cette création qui a été donnée au Théâtre d’Orléans du 2 au 4 octobre après des représentations aux festivals Mimos de Périgueux et Temps d’images à Paris: “Dans la lenteur nous recherchons la dynamique, dans la puissance, la retenue ».
Après trois soirs de représentation orléanaises, Josef Nadj et Ivan Fatjo, escortés par Akosh S. au saxophone et par Gildas Etevenard aux percussions, s’apprêtent à présent à partir en tournée.
« Paysage inconnu » est en fait une belle bousculade de musique et de danse alliant vigoureusement et gracieusement, avec un humanisme forcené, des êtres allant épaules contre épaules à bord des chamboulements de la vie et du monde.
Cette pièce sera aisni donnée du 27 octobre au 1 er novembre au festival de danse Onesima Gonzales de Guadalajara au Mexique et le 1 er décembre au festival Interférence de Cluj, en Roumanie. Autres rendez-vous prévus les 5 et 6 décembre à l’Opéra de Dijon.
Voici, par conséquent, un grand et beau petit tour du monde annoncé pour une oeuvre qui ne ménage pas ses battements de coeur. Comme une offrande de vie.
Jean-Dominique Burtin.