Les Soirées Tricot, un public conquis.

Avec plus de 2 300 spectateurs sur trois jours, François Xavier Hauville, directeur de la Scène Nationale d’Orléans, se félicite du succès de cette proposition musicale innovante des musiciens du Tricollectif. Avec le point d’orgue que fut “L’Hommage à Lucienne Boyer” qui afficha complet dans la salle Touchard pour le cinquantième samedi du Jazz, le public orléanais a répondu présent à une programmation musicale créative et sans concession.

Jéricho Sinfonia par Le Grand Orchestre du Tricot

Jéricho Sinfonia par Le Grand Orchestre du Tricot photo Jean François Grossin

Jazz ou pas Jazz, that is the question !

François Xavier Hauville ne peut que se réjouir du succès de cette programmation qui s’inscrit parfaitement dans la mission culturelle de la Scène Nationale, de faire découvrir à un public diversifié la création musicale contemporaine, particulièrement lorsque elle est orléanaise. Le professionnalisme exigeant de ces jeunes musiciens a permis de livrer une série de dix sept concerts parfaitement maitrisés, le tout dans une ambiance conviviale et décontractée avec une grande proximité entre public et artistes.

Et tout cela n’est pas le fruit du hasard: après la découverte par le directeur de la Scène Nationale des Soirées Tricot que le Tricollectif d’Orléans organisaient chaque année en avril dans un entrepôt du coté de la Bastille à Paris, ce dernier a tenu à présenter ce concept, dans une version adaptée aux locaux du théâtre, en s’appuyant bien sûr, sur les acteurs de proximité que sont O’Jazz, un Nuage en Pantalon, Musique & Équilibre et quelques autres bénévoles.

Ainsi les Soirées Tricot s’apparentent-elles, pour le jazz contemporain, à la Folle Journée de Nantes, évènement musical qui a gagné aujourd’hui une audience nationale. Alors bien sûr, se pose la question des prochaines Soirées Tricot et si François Xavier Hauville ne cache pas son souhait de renouveler cette aventure musicale, la décision dépendra évidemment des moyens budgétaires de la Scène Nationale pour l’année 2015…

Reste la programmation en mai de “L’hommage à Lucienne Boyer” sur la scène du Carreau du Temple à Paris, qui donnera, n’en doutons pas, l’occasion au Grand Orchestre du Tricot et à la voix magnifique d’Angela Flahaut, de convaincre quelques programmateurs d’inscrire sur leurs tablettes cet Hymne à l’Amour…

Gérard Poitou sur des propos de François Xavier Hauville

http://www.scenenationaledorleans.fr/

http://www.tricollectif.fr/

Commentaires

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  1. Un mot prêtait peut-être à ambiguïté sur l’affiche des Soirées Tricot : celui de « Jazz » !
    Si pour les membres du Tricollectif le Jazz reste bien une « matrice « , leurs compositions relèvent plus de toutes les musiques qu’on pourrait, sans choquer personne, qualifier de “transgenres » !
    C’est sans doute la confirmation de la naissance d’un nouveau courant musical, dont la scène orléanaise est pionnière depuis quelques années et dont la notoriété est maintenant nationale.
    Ces musiciens « transgroupes » et « volages », bourrés de talents, doivent simplement conserver leur “fraîcheur” et se garder de “l’élitisme”!
    Les “amateurs” d’un Jazz moins “débridé” y perdent parfois leur « latin », mais tant pis si ça rajeunissait le public passionné par cette musique “fusion” : ce qui n’est pas encore le cas puisqu’un bon nombre de concerts des Soirées Tricot n’ont pas dépassé en public le cercle des « fans » !
    Il y a un problème de « conservatisme » dans cette bonne ville d’ Orléans et le Tricollectif n’a peut-être pas le public qu’il mérite ? Ce n’est pas la « disparition » d’ Orléans ´ Jazz qui va faire évoluer les choses !
    Il faut donc soutenir et aller applaudir en nombre ces jeunes créateurs pour qu’ils continuent à faire “vibrer” Orléans et sa ceinture, même si parfois nos oreilles doivent souffrir de leurs « provocations » musicales.
    Je sais que mon commentaire va interpeller les « spécialistes culturels”, mais c’est bien de débattre et de réagir avec la même ouverture d’esprit que toutes ces jeunes pousses musicales, qui ont mis pendant 3 jours toutes leurs «énergies» pour faire venir aux Soirées Tricot un public difficile à déplacer … même quand c’est gratuit ou presque !
    2300 personnes, c’est bien, mais quand le concert “Hommage à Lucienne Boyer” en fait presque 1000 à lui seul, ça ne fait plus que 1300 pour les 16 autres concerts !

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