Encore plus de 400 personnes ce samedi 21 mars aux “Samedis du jazz”, qui accueillaient le duo Dubreuil-Satche, une sacrée paire de musiciens, réunie spécialement pour l’occasion.

Photos Patrice Delatouche
“Il y deux manières de programmer un rendez-vous musical et, singulièrement, les Samedis du jazz. On reçoit des fichiers musicaux, des cd, des dvd, des liens youtube ou soundcloud proposés par des groupes régionaux, on peut aussi aller les écouter en concert ou en répétition, puis le comité de programmation fait son œuvre, sélectionnant tel ou tel.
L’autre façon de faire, quand on choisit par exemple que la 6e saison des “Samedis” s’articulera autour du piano, c’est, après avoir sélectionné des formations sur écoute, de s’adresser à un ou deux pianistes que l’on connaît bien, et de leur donner carte blanche.
C’est ce qui fut fait avec Baptiste Dubreuil (déjà plusieurs fois programmé par ô jazz ! avec le Lavollée/Dubreuil/Larmignat Trio, Jass, la Caravane de Jazz…), et qui nous a valu l’exceptionnel concert entendu pour la toute première fois ce samedi au Théâtre.
La “paire” Dubreuil-Satche (Florian de son prénom), c’est le fruit du rapprochement heureux de deux générations de musiciens orléanais, celle de ces quadragénaires qui font rayonner depuis plusieurs années la scène jazz régionale (tel Baptiste Dubreuil) et celle de ces presque trentenaires du Tricollectif (dont Florian Satche) bien déterminés à se tailler une place dans l’univers musical français (et qui, avec déjà une dizaine de formations et le double d’album publiés, y parviennent au-delà de toute espérance).
Et l’osmose a fonctionné, entre un pianiste agile, également compositeur raffiné, brillant mélodiste doué d’un sens rare de l’harmonie, et un batteur non moins véloce, subtil et imaginatif, membre du cercle fermé de ces batteurs qui ont su hisser leur instrument au rang d’instrument soliste.
Au final, le duo a offert à un auditoire très attentif (c’est la qualité première de ce public pourtant mélangé) et vite conquis, une heure de communion musicale intense, entre envolées lyriques et duels instrumentaux, ambiances impressionnistes et polyrythmies déroutantes.
De la belle ouvrage, ode à la liberté et à l’élégance du geste. Bravo et merci !”
JLD
Article publié avec l’aimable autorisation de O’Jazz
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