A Orléans, passionnante, souriante et passionnée effervescence, mardi matin, dans les salons de l’Hôtel de la Bretonnerie, propriété du conseil général du Loiret. Partenaire fidèle du Prix du recueil de nouvelles créé par l’association abraysienne “Tu connnais la nouvelle”, prix impulsé par le comédien et metteur en scène Gérard Audax, ce dernier accueillait le jury du cinquième Prix Boccace.

De gauche à droite: Emmanuel Blas de Robles, Hervé Le Tellier, Fabienne Jacob, Jean-Pierre Cannet. Photo ©J.- d. B.
Un jury de haut vol
Dans l’après-midi, les six membres du jury, à savoir Gérard Audax, Christiane Baroche, Jean-Marie Blas de Robles, Jean-Pierre Cannet, Fabienne Jacob et Hervé Le Tellier, auront donc délibéré pour savoir lequel des cinq recueils sélectionnées sur trente-cinq envois, aura le privilège de recevoir un prix de 2.500 euros et, surtout, de voir son oeuvre, compte tenu du rayonnement de la manifestation, être lue par le plus grand nombre.
Pour mémoire, depuis 2011, ce sont en fait cent-trente ouvrages émanant d’éditeurs français , belges et suisses, qui ont été reçus par l’association. Et quatre lauréats figurent déjà au palmarès de cette académie : Frédérique Clémençon, Serge Pey, Arnaud Modat, Jean-Pierre Canet.
Les ouvrages en lice
Pour cette année, les cinq ouvrages concourant avec bonheur pour la palme Boccace sont les suivants: ” Une autre vie parfaite”, de Julien Bouissoux (L’âge d’homme); “Cent ans au Viet Nam”, d’André Bouny (Sulliver); “Grosses joies”, de Jean Cagnard (Gaïa); “Sanglier noir, pivoines roses”, de Gaëlle Heureux (La Table Ronde); “Ce que murmurent les collines”, de Scholastique Mukasonga, auteur rwandais (Gallimard)
Secret levé le dimanche 31 mai
Mardi matin, peu avant de se mettre à délibérer, les membres du jury, à l’occasion d’une conférence de presse résolument enjoiuée, ont présenté avec une souriante, véhémente et complice passion, le contenu de tous les ouvrages ouverts sur tous les univers. Tous auront souligné le travail de maisons d’édition militantes et la défense d’une écriture synonyme de prise de risque et d’un dialogue d’une lumineuse intimité engagé avec le lecteur.
Pour connaître le nom du lauréat, et appréhender toutes les œuvres en compétition, il faudra désormais attendre la “Fête de la Nouvelle” qui se déroulera le dimanche 31 mai, de 14 heures à 18 heures, au Château de Chamerolles (45).
Voici, à n’en pas douter , une belle manifestation pour les amoureux de la littérature avec lectures à voix haute, lectures artistiques, jeux ludiques, rencontre avec les auteurs, librairie. Un bel événement (entrée 3,50 €) dans la demeure du XVIe siècle de Lancelot du Lac.
Derniers mots auxquels on ne peut résister et signés , en ce printemps, comme une belle invitation, par Gérard Audax citant le poète Eugène Guillevic: “Pour grandir, l’arbre a besoin du sourire de ses racines“. Un beau clin d’œil à ces lignes de sève courant à fleur de terre et de livre.
Jean-Dominique Burtin.