Il met les bouchées doubles: désormais investi comme tête de liste “de la droite et du centre” pour les élections régionales, Philipe Vigier, laboure le terrain régional.

Philippe Vigier
Le maire de Cloyes-sur-Le Loir (Eure-et-Loir) donnera dimanche le coup d’envoi officiel de sa campagne, à la maison. Avec ses amis du centre droit et avec quelques guest stars comme Xavier Beulin le président de la FNSEA et président du CESER (Comité économique et social) et, entre autres, Rodolphe Delors le patron du zoo de Beauval (Loir-et-Cher). Retenu au comice agricole de Neug-sur-Beuvron, son désormais complice, Guillaume Peltier, le Républicain de la Droite forte, ne pourra en être. Côté Les Républicains, le match retour est prévu le 4 juillet à la Ferté-Imbault pour la maintenant traditionnelle fête de la Violette avec Nicolas Sarkozy en vedette. Philippe Vigier avait promis d’en être, mais maintenant il hésite, rapport aux comptes de campagne…
A la pointe du numérique
“Journée d’immersion”, c’est ainsi que le député, président du groupe UDI à l’Assemblée avait intitulé cette tournée multi-thématiques dans le Loiret. Visite d’une entreprise (AFL) en plein boom, spécialisée dans le Crash test à Amilly (sur les terres de François Bonneau, un symbole…). Puis rencontre avec les Passeurs de Loire sur le thème du tourisme en début d’après-midi, Philippe Vigier a passé une heure avec Frédéric Lasnier, l’heureux président d’une success story, celle du groupe Pentalog, une boite à la pointe du numérique, montée en 1993 par cinq étudiants d’Orléans, leader aujourd’hui à travers le monde dans l’ingénierie logicielle et qui finance des dizaines de starts up.

Philippe Vigier avec les dirigeants de Pentalog.
Alors qu’Orléans et Tours viennent d’être retoqués pour l’obtention du label French Tech, durant une heure Frédéric Lasnier dans le délicieux et majestueux “château” de La Chapelle-Saint-Mesmin où il a installé le siège de sa boite, a brossé un tableau de l’économie numérique mondial, une cour dans laquelle il joue les grands, de la Roumanie, aux Etats-Unis et en Malaisie, de l’Allemagne au Vietnam.
Des tuyaux cinq fois plus puissants à Casa
“Ce n’est plus une pépinière de fleurs qu’il faut mais une pépinière de séquoia” dit-il à propos de Lab’O (Famar), la branche orléanaise de la French tech. “Que peut-on faire pour être plus attractif” a demandé Philippe Vigier. “Ce ne sera pas facile de recoller, au plan des infrastructures nous avons un retard évident”, répond Frédéric Lasnier qui a fait le choix de rester en France (80 salariés à la Chapelle), alors que les infrastructures numériques (les “tuyaux”) sont cinq fois plus puissants à Casablanca et dix fois plus à Bucarest! Et chacun de conclure que la France qui avait plusieurs wagons d’avance avec le minitel et Alcatel, rame maintenant pour revenir au niveau.

Au Blend, à Orléans, réunion-bar avec les amis de l’UDI, Florent Montillot entouré de Nathalie Kerrien et d’Alexandrine Leclerc.
Après une visite à la Source, sur le thème social cette fois, y compris chez les jeunes de l’Académie de foot, Philippe Vigier toujours accompagné du président de l’UDI, Florent Montillot, flanqué de Charles-Eric Lemaignen, a ensuite rallié le bar branché d’Orléans, le Blend, où l’attendaient une trentaine d’élus et de sympathisants du centre droit. Autour d’un verre, dans une ambiance estivale et décontractée, le candidat à la succession de François Bonneau (PS) a fait court sur les enjeux régionaux. Et il a promis, durant cette campagne “je ne veux pas politiser de trop”. Juste un peu quand même, lorsqu’il s’est laissé aller à traiter Olivier Frézot (secrétaire départemental du Loiret du PS de “premier sectaire du Loiret”. Quant aux “amis” et partenaires républicains du candidat président, ils étaient aux abonnés absents vendredi. Mais les deux candidats l’ont promis devant la presse mercredi, le grand meeting commun ce sera avant les grandes vacances.
Ch.B
“C’est Philippe Vigier qui gouvernera”

Philippe Vigier
Philippe Vigier, vous faites aujourd’hui ce que vous appelez une “immersion” dans le Loiret, cela veut dire que vous ne le connaissez plus?
Je le connais bien mais tout va très très vite. Nous sommes dans une entreprise, Pentalog dont les dirigeants nous expliquaient justement que tout va vite et que des collectivités comme des agglomérations doivent s’adapter si demain l’on veut être capable d’accueillir plus d’innovation. Car l’innovation c’est l’emploi de demain et la France a des talents absolument formidables et il importe de les valoriser.
Ce que dit le patron de Pentalog, dans le domaine numérique, on manque de tuyaux suffisamment puissant, quelle réflexion cela vous inspire?
Une des premières priorités c’est le tout numérique, c’est la raison pour laquelle samedi à Cloyes-sur-Loire (où Philippe Vigier lance officiellement sa campagne), je mettrai l’accent dessus. Parce que le numérique c’est la santé, le big data, l’innovation technologique, le numérique c’est la compétitivité, celle après laquelle on court depuis tant d’années et que l’on a perdue. On a encore en France des informaticiens, des mathématiciens, on a le savoir faire, il faut les tuyaux, cent mégas minimum, la région doit prendre le leadership en la matière. Aujourd’hui j’ai vu une entreprise qui fait du crash test qui est leader, comme quoi une petite équipe une dizaine mais ce sont les meilleurs. J’ai vu aussi les bateliers sur la Loire cela fait partie cela fait partie de ce que je veux faire au plan touristique.
Pentalog cette entreprise est installée ici parce qu’elle a trouvé une demeure merveilleuse, un site formidable. Il faut expliquer qu’on est une région exceptionnelle par ses terroirs et ses territoires. C’est tradition et modernité, on l’incarne avec un cluster touristique que l’on va lancer et dont le numérique sera la porte d’entrée.
Qu’avez-vous donné aux Républicains en échange de trois têtes de listes dont celle du Centre-Val de Loire, une participation aux primaires?
On a rien donné de particulier si ce n’est que nous sommes plusieurs à l’UDI et même une immense majorité à le penser, qu’il est indispensable de faire des primaires en 2016 de la droite et du centre. L’UDI pourra se présenter aux primaires. Notre famille politique n’existe que si elle a un message présidentiel avec nos valeurs. Nous les incarnerons dans les primaires.
Et pas forcément Philippe Vigier?
Non Philippe Vigier il a autre chose à faire. S’il a la chance de devenir président de cette région Centre, si on lui fait confiance avec une équipe expérimentée, et rajeunie aussi, qui va avoir de l’audace et une vision, il aura suffisamment à faire…
Et c’est Guillaume Peltier qui va gouverner en sous-main?
Non, c’est Philippe Vigier qui gouvernera parce que la présidence elle gouverne.
Publié le 26 juin 2015