
La scène de la Belle Equipe
Avec ses quatre scènes principales plus quelques annexes, la programmation musicale de cette septième édition du Festival de Loire était copieuse, presque indigeste tant il fallait essayer de découvrir une diversité de propositions musicales dont l’éclectisme relevait du “il en faut pour tous les gouts”, allant de la musique klezmer à l’indie rock !
Mais ne boudons pas notre plaisir, il n’est pas si courant de passer autant de bons moments musicaux en ces temps de disette culturelle. Alors au petit bonheur la chance voici quelques bons et moins bons souvenirs de ce Festival.
Passons sur les chants marins dont le répertoire de plus en plus suranné était cette année joyeusement bousculé par l’étonnant groupe de cinq chanteurs polonais, Banana Boat qui proposait des chants à la sauce pimentée de blues, une révélation !
Et puis quelques déceptions, d’abord par le concert d’Emji, dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a perdu beaucoup de sa fraicheur depuis son premier passage à Orléans à la Java Pop (voir Magcentre), arrangements approximatifs et orchestrations sans relief ne servent pas la nouvelle star. Déception aussi cette fois, devant le faible public venu écouter le toujours très envoutant concert de Titi Robin.
Et puis dans le désordre, les bons souvenirs parmi la profusion de concerts du Festival, avec le duo de voix de Damédom Aimée Leballeur/ Valérian Renaud, pour une rapide et tonique révision d’un répertoire de variétés sympathiques, l’étrange poésie rock-ailleuse de PAN, les Madeleines survoltées qui mirent tout le monde d’accord pour danser sur la scène de la Belle Equipe, la voix pour le moins atypique de Summer Rebellion, à qui succèda la voix féminine de Diane Saliceti, accompagnée par Arnaud Méthivier, pour des magnifiques chants corses, mais mon coup de cœur de ce Festival restera la voix de Mariama qui interpréta avec une fraicheur toute personnelle un répertoire soul folk sur la scène de la Sardine, juste accompagnée d’un guitariste.
On finira par un non-souvenir, puisque Arnaud Méthivier, notre accordéoniste orléanais, après un son concert de samedi soir, s’est vu déprogrammé du concert de clôture du Festival dimanche après midi, Arnaud s’est vu poliment éconduire et interdire l’accès à la scène du Ponton pour des raisons qui sont expliquées sur Magcentre.
Gérard Poitou