
Ce vendredi, c’était la présentation à la Chancellerie (Orléans) de l’action de l’association Crescend’O, association de mécénat culturel pour soutenir et développer l’action musicale de l’Orchestre Symphonique d’Orléans. Cette jeune association, présidée par Jean Michel Téxier, se propose d’apporter son concours financier à l’Orchestre en sollicitant des fonds auprès des entreprises du Loiret et cette année 2015 est déjà un succès malgré des temps difficiles puisque Crescendo a réuni en quelques mois cinquante mille Euros de soutien et espère plus que doubler la mise pour 2016.
Et comme il n’y a pas d’orchestre sans chef, ce fut l’occasion d’écouter Marius Stieghorst, le jeune chef de l’Orchestre d’Orléans venu d’Allemagne, nous expliquer avec une passion teintée d’humour, sa conception de la musique et de son métier de chef d’orchestre.
Ce fut d’abord un plaidoyer pour une musique vivante, car si les robinets à musique nous déversent en tous temps et en tous lieux un flot musical d’une infini diversité, rien ne peut remplacer la sensation d’écoute d’un orchestre symphonique en “live”. La musique est aussi une langue universelle, et Marius Stieghorst en témoigne: dès son arrivée à Orléans, malgré son français chancelant, il a très vite su comprendre et connaitre les musiciens de l’orchestre, simplement par la musique.
Et démonstration à l’appui avec deux solistes (Catherine Héro-Darves hautbois et Jean Philippe Bardon Alto), le chef nous a expliqué toute la subtilité de son travail de direction pour faire dialoguer les instruments d’un orchestre dans le respect de chaque musicien. Entre fédéralisme allemand et centralisme à la française, Marius Stieghorst usa de la métaphore politique pour illustrer son propos en insistant sur l’intérêt qu’il porte à son travail à Orléans, en plus de sa direction à l’Opéra de Paris, car ici dit-il, la musique est plus proche de ses racines, d’une certaine authenticité régionale, par delà la virtuosité instrumentale.
C’est pourquoi ,il est si précieux pour une ville d’avoir son orchestre symphonique (“Ma ville, mon orchestre !”), et il était si opportun que Marius Stieghorst nous le rappela..
Et, n’en déplaise à certains patriotes obtus, l’échange entre les nations est bien source d’enrichissement culturel…
Gérard Poitou
La présentation était suivie du concert “Swinging Noël” en l’église Saint Pierre du Martroi
Pour contacter Crescend’O: 02 38 53 27 13 ou contact@crescendo-oso.fr
http://www.orchestre-orleans.com/
Avec le soutien de COM 45 et du Club de la Presse Val de Loire
