La validation de ces écoutes par la Cour de cassation ouvre la voie à un possible procès de l’ancien chef de l’Etat mis en examen pour corruption et trafic d’influence. La saisine de la Cour de cassation était le dernier obstacle avant un probable renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy soupçonné d’avoir tenté d’obtenir de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, des informations couvertes par le secret. Elles auraient transitées par son avocat historique, Thierry Herzog, sur une ligne ouverte au nom de Paul Bismuth.
La procédure sur laquelle a eu à se prononcer la Cour de cassation découle de la saisie des agendas de Nicolas Sarkozy, en marge de l’affaire Bettencourt dans laquelle l’actuel patron des Républicains a bénéficié d’un non-lieu. De son côté, Nicolas Sarkozy devait intervenir en faveur de M. Azibert pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco, ce qu’il n’a finalement pas fait. L’ex-président estime que sa non-intervention apporte la preuve qu’il n’a rien à se reprocher. Les enquêteurs eux, ont vu dans ce revirement le fait que Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog aient alors appris que leurs téléphones non officiels avaient été placés sur écoute.
Cette décision de la Cour de cassation pourrait contrecarrer en 2017 les ambitions présidentielle du patron des Républicains dont la primaire est prévue en novembre.