
Il n’est pas rare de croiser ce genre d’individus dans les transports en commun. A Paris, en particulier dans le métro. Alors que le citoyen normal, tête baissée consulte son Smartphone comme tout un chacun, fait défiler ses messages avec le pouce droit, envoie des SMS avec ses deux pouces ou regarde des vidéos, ne lève jamais la tête de son écran tout occupé à des taches de français numérique moyen. Alors que son voisin, d’énormes écouteurs sur la tête, l’œil vide et torve écoute sa short liste. Qu’un troisième, l’oreille collé à son téléphone entretient un dialogue quasiment philosophique avec sa femme du genre, “si on finit la potée ce soir, on va donner quoi à ta mère demain?”.

Méfiance: parfois au milieu de ces citoyens honnêtes, consommateurs ordinaires, “normaux”, se glisse un dangereux terroriste, un anti-numérique, un type prêt à faire péter les codes qui régissent nos rapports sociaux. Si vous en croisez un, n’hésitez pas à le dénoncer, auprès d’un fonctionnaire de police ou d’un gendarme, qui passerait à proximité. Il est facile à reconnaître: cet homme ou cette femme n’a aucun écran entre les mains. Ni dans sa poche ni dans son sac à main.
Parfois il est facile à démasquer, il lit un livre. Certains poussent même le vice jusqu’à consulter un journal en papier, oui en papier et payant! Alors là n’hésitez pas. Ce type n’a peut-être même pas de forfait numérique, il n’est sans doute pas abonné à Facebook ni à Twitter, voire n’a pas internet à la maison, un poison pour le lien social, un marginal, un rebelle dangereux. Les plus extrémistes n’auraient même pas la télévision! Où s’ils l’ont, ne regardent ni BFM TV ni Itélé. Les policiers spécialisés ont déjà fiché ce genre de délinquants qu’on repère facilement.

Ils regardent les autres, s’intéressent à leur environnement, parfois ils sourient ce qui les rend particulièrement dangereux, certain vont même jusqu’à adresser la parole à leur voisin! Un comble. Ne répondez pas. Ayez un reflexe citoyen, gardez votre regard vers votre écran, mais discrètement, plus d’hésitation, prenez le en photo et envoyez la à l’OCRAN (Office centrale de répression des anti numérique), ou à notre rédaction dédiée à ce genre de perversion, basée à Vichy, qui transmettra à qui de droit (www.jedenoncelesdebranches.com)
Dans les semaines qui viennent, un centre de radicalisation numérique va ouvrir à Ballan-Miré (Indre-et-Loire). Les délinquants seront plongés dans un environnement numérique H24, dans des salles spécialement aménagées aux murs intégralement tapissés d’écrans connectés. Coiffés d’un casque diffusant de la musique électronique, Ils devront envoyer 4 000 tweets par jour et alimenter une page Facebook toute la journée sous la surveillance de formateurs issus de la Réserve citoyenne numérique. Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au numérique viendra inaugurer cette Ecole de la deuxième chance numérique mardi prochain. A propos de cette chasse aux délinquants anti-écrans, elle a déclaré: “ce n’est pas de la délation, c’est de la citoyenneté numérique.”
Faudra t-il un jour leur appliquer une arobase (@) jaune sur le revers de la veste afin de protéger la cohésion sociale? Les grandes firmes américaines du numérique poussent en ce sens.
Le Goracentre
