Sportivement, la Berrichonne ne vivra pas l’an prochain, à la différence de l’US Orléans, les premiers pas de la ligue 3, la troisième division professionnelle imaginée par la FFF. L’aventure des Berrichons ( venus d’ailleurs pour 98% d’entre eux) s’est arrêtée sur la pelouse du stade du Hainaut à Valenciennes. Ils s’y sont battus comme des chiens et ont frôlé la troisième victoire qui les conduisait au paradis.

Damien Ott ( photo Pierre Belsoeur)
En deux mois passés à Châteauroux, le sorcier Ott avait fait gagner à son équipe autant de match que son prédécesseur pendant l’ensemble de la saison. Mais il fallait aussi gagner à Valenciennes.
Si Damien Ott était arrivé plus tôt… oui avec des si on referait l’histoire. Celle de la Berrichonne est chaotique depuis une dizaine d’années, pour des raisons d’abord économiques, puis de gouvernance. Avec des installations dignes de la Ligue 2 elle va rejoindre le foot amateur. Plus dure sera la remontée. La Berri réussissait par le passé à équilibrer son budget grâce aux indemnités de transfert qu’elle percevait lorsque les joueurs issus du centre de formation quittaient le club. L’ironie de l’histoire c’est qu’elle disparait, et avec elle son centre de formation, alors qu’on annonce la sélection chez les Bleus pour le Mondial de Jean-Philippe Mateta, qui y acheva sa formation de jeune footballeur.