Quelques conseils pour un été sans nuages

Les vacances d’été approchent avec leur promesse de nonchalance, de retrouvailles familiales et de lectures infinies. Pour que ce temps soit réussi et paisible, quelques réflexes de prévention s’imposent. Entre canicules, moustiques zélés et pièges aquatiques, passons en revue quelques bonnes pratiques pour savourer sereinement cette saison de farniente.

Gardez un œil constant sur vos petits-enfants lorsqu’ils jouent près de l’eau. (cliché Pixabay)


Par Jean-Paul Briand.

Quand l’eau devient piégeuse

La baignade est le plaisir estival par excellence. Pourtant, les chiffres de l’été 2025 nous incitent à la plus grande prudence. Tous les lieux de baignade sont à risque. Pire, le nombre de décès par noyade est en hausse. Si l’on pense spontanément aux risques encourus par les moins de 25 ans, pour qui la noyade reste la première cause de mortalité par accident, les statistiques révèlent une autre réalité. Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, le risque d’accident aquatique (décès, anoxie ou hospitalisation de longue durée) est multiplié par trois. Ce phénomène touche particulièrement les « anciens bons nageurs ». La mémoire musculaire donne l’illusion d’une endurance inchangée, mais le système cardiovasculaire subit de plein fouet les écarts de température ou l’effort prolongé. Associée à la convivialité d’un apéritif, la consommation d’alcool altère le jugement et les réflexes.

La règle d’or : entrez dans l’eau progressivement pour éviter le choc thermique, ne surestimez jamais vos forces et gardez un œil constant sur vos petits-enfants lorsqu’ils jouent près de l’eau.

Se protéger de la déshydratation

L’architecture des centres urbains et de beaucoup de logements n’est pas encore adaptée aux vagues de chaleur répétées. Face à la canicule, notre organisme active son principal système de refroidissement : la sudation. L’évaporation de la sueur refroidit la peau, mais ce mécanisme consomme beaucoup d’eau corporelle. Lorsque les pertes hydriques dépassent les apports, la déshydratation s’installe. Elle s’annonce par des signaux faibles qu’il faut savoir décoder : sensation de soif et bouche sèche, diminution du volume des urines qui deviennent foncées, fatigue subite et maux de tête.

À un stade avancé, la déshydratation peut provoquer de la fièvre, des troubles du comportement, un enfoncement des globes oculaires et une perte de conscience. Elle s’avère redoutable si l’on souffre déjà de fièvre, de diarrhée ou de vomissements.

Un ennemi trop ignoré : le coup de chaleur

Plus rare mais extrêmement sévère, le coup de chaleur (ou hyperthermie) survient lorsque les mécanismes de régulation thermique sont totalement dépassés. Il se manifeste par des crampes, des nausées, une fréquence cardiaque élevée et une température corporelle pouvant dépasser 40 °C. Ce risque est maximal pour les jeunes enfants, les personnes âgées, les sportifs imprudents et les patients sous certains traitements, notamment les diurétiques et les neuroleptiques.

Des conseils évidents mais pas toujours suivis : boire de l’eau régulièrement, sans attendre d’avoir soif. Fermer les volets la journée, aérer aux heures fraîches. Suspendre les activités intenses aux heures chaudes. Pour les personnes prenant des médicaments, demander conseil au pharmacien ou à son toubib.

Se préserver des rayons ardents du soleil

Le soleil réchauffe le moral mais il punit sévèrement l’imprudent par le coup de soleil et l’insolation. La parade aux coups de soleil reste inchangée : application généreuse de crème solaire à large spectre et exposition progressive, en évitant le créneau 11h/16h.

L’exposition directe et prolongée de la tête aux rayons solaires provoque l’insolation. Les enfants et les aînés y sont particulièrement vulnérables. Ici, la prophylaxie est simple : le port systématique d’un chapeau et de lunettes de soleil protectrices.

Un nouveau danger estival : le moustique tigre

Les arboviroses (dengue, chikungunya, Zika), autrefois cantonnées aux zones tropicales, se sont désormais installées en France métropolitaine. Le vecteur de ces maladies est connu : Aedes albopictus, communément appelé moustique tigre.

Ce qui relevait jadis de la « maladie d’importation » ramenée par des voyageurs est aujourd’hui une réalité autochtone. Le moustique tigre est désormais implanté sur notre territoire avec le risque de contracter une arbovirose.

La lutte contre ce nouveau fléau nécessite :

  • La guerre larvaire : supprimer toutes les eaux stagnantes autour de son domicile. Les soucoupes de pots de fleurs, les bâches de mobilier de jardin, les vieux pneus ou les gouttières mal entretenues sont de véritables incubateurs à larves.
  • La protection individuelle : privilégier les vêtements longs et couvrants en soirée, utiliser des répulsifs cutanés adaptés (en veillant aux contre-indications pour les nourrissons) et installer des moustiquaires sur les fenêtres, les portes et les poussettes des plus petits.

Ces quelques rappels n’ont d’autre but que de protéger notre santé et celle de nos proches pour s’offrir des vacances pleinement réussies. Un bel été c’est lire, échanger, transmettre et revenir l’esprit vif, le teint reposé et la mémoire riche de souvenirs partagés.

 
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Commentaires

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  1. “application généreuse de crème solaire à large spectre …” … oui mais bien sûr ! Toute cette crème va alimenter rivières, lacs, mers et océans. Avant la protection solaire, il faudrait penser protection de l’environnement. Magcentre, ce n’est plus la peine de nous abreuver d’articles à tendance écolo-feministo-bobo.

  2. Un oubli en ce qui concerne “l’eau piégeuse” : l’eau de nombreuses plages de bord de mer est souillée par différents composants chimiques , l’eau de lacs aussi ainsi que de rivières.
    Quand aux piscines … nous sommes informés maintenant que toutes les eaux que nous côtoyons sont polluées. La baignade est donc à surveiller aussi pour la qualité du liquide dans lequel nous allons nous immerger. .

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