Malgré la liquidation de l’ADA Omnisports, la Ville de Blois assure finalement une année de transition au Palais des Sports. Les scolaires et les adhérents pourront poursuivre leurs activités.
Le Palais des Sports de Blois, dont le devenir continue de susciter de vives inquiétudes après la liquidation de l’ADA Omnisports. Photo JL Vezon
Liquidée définitivement le 29 janvier 2026 après prolongation, l’association comptant 850 adhérents ne verra cependant pas son site omnisports (datant de 1908, le plus ancien de la ville) fermer boutique dans l’immédiat. Les pratiquants et les 1 400 scolaires des établissements privés catholiques pourront continuer à utiliser les infrastructures du Palais des Sports pendant un an. Hubert Lavallart, l’administrateur judiciaire, a en effet conclu un bail provisoire avec la Ville de Blois. La suite s’écrit en pointillés avec l’hypothèse de la vente du site par ce dernier pour construire des logements.
« La Ville se porte garante du loyer du Palais des Sports pour l’année scolaire 2026-2027 et les activités, ainsi que les scolaires, pourront reprendre en septembre », a annoncé Céline Moreau, maire adjointe aux Sports, en invitant les sections non constituées en associations à faire des démarches en ce sens afin de pouvoir retrouver les créneaux qu’elles avaient précédemment. En mai dernier, la ville de Blois avait attribué une subvention de 30 000 € (reliquat de la subvention annuelle de 100 000 €) pour permettre la poursuite des activités de l’ADA Omnisports jusqu’à la liquidation.
Mobilisation populaire
Alors que la pétition lancée le 11 juillet sur Change.org a atteint 1 000 signataires en seulement dix jours, signe d’une forte mobilisation même en période estivale, les défenseurs du site restent sur le qui-vive. Les créateurs de la pétition déclarent dans un communiqué transmis à Magcentre : « La ville maintient cela car il n’y avait pas d’autre choix, avec l’objectif d’éviter les tensions et les contestations. Mais on va nous pousser dehors. Pendant cette année, les associations devront être relogées un peu partout dans la ville. Mais où ? Les créneaux sont déjà saturés dans la plupart des équipements ! »
Pour le collectif, l’avenir reste sombre : « Et après ? Une fois que toutes les associations auront quitté le Palais des Sports, qui protestera encore ? Il sera alors beaucoup plus facile de le céder à la société d’économie mixte, 3 Vals Aménagement, dominée par la ville et Agglopolys, puis de transformer ce site en logements, au nom de la revitalisation du centre-ville ». Les membres souhaitent au contraire que la ville accompagne la création d’une nouvelle association gestionnaire de cet équipement indispensable au sport pour tous en cœur de ville.
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