Orléans Jazz, avant et après, le meilleur ?

FD Parcours Libre

FD Parcours Libre

Si on peut tirer une leçon de cette 25ième édition d’Orléans Jazz (ou de ce qu’il en reste…), c’est bien la vivante créativité de cette musique au nom générique de jazz, et cette créativité joyeuse et parfois débridée, c’est bien dans les premières parties de soirées et dans les afters concoctés (et financés) par l’association ABCD, que l’on a pu s’en délecter.

Car finalement, il y a bien deux publics concentriques du jazz, il y a le premier cercle, les découvreurs, les fidèles, les acharnés qui aiment l’inventivité du jazz, quitte à être parfois un peu déroutés, les habitués des samedis du jazz à la Scène Nationale, ceux là étaient présents les quatre jours du festival pour faire le plein de sensations, de la première à la dernière note, commentant à l’infini chaque prestation musicale. Et puis il y a ceux que j’appellerai les classiques, qui aiment un jazz plus sur, plus calibré, plus “vedettarisé”, et ce public plus sélectif, a cette année fondu comme neige au soleil. Et même si plusieurs centaines de spectateurs n’ont pas pu entrer dans le Jardin de l’Evéché pour les deux soirs avec des têtes d’affiche, cette édition aura fait disparaitre ce public payant (et les sponsors avec), amateur d’une certaine qualité musicale qui remplissait en son temps, le Campo Santo.

Bref, on a fait le contraire d’une ouverture du Festival Orléans Jazz et donc du développement de sa notoriété, mais tant pis pour ces erreurs politiques, et disons-le, les concerts de 19 h comme les afters sur leur scène riquiqui, ont été des vrais moments de plaisir musical.

Que ce soit les tourangeaux de “51 Shots” qui nous ont offert pour le concert d’ouverture un jazz tout en finesse , avec un jeune pianiste qu’il ne faudra pas oublier avec ses envolées à la Keith Jarret, puis le lendemain, les orléanais de “Méloblast” dont Magcentre a déjà parlé (voir Magcentre), et enfin les tonitruants funkies de “FD Parcours Libre” dont les solides musiciens nous ont emmenés dans un jazz riche, en revisitant les sonorités d’une grande époque de créativité musicale pas si lointaine.

Autre ambiance, mais créativité toujours aussi plaisante, ces afters avec ces petites formations, vrais “routs” du jazz, à écouter sous la lune pas trop loin de la buvette, avec les deux génies locaux de l’accordéon Fred Ferrand / Jean Claude Laudat, pour un moment d’exception, avec les ateliers du pianiste Baptiste Dubreuil, déjà entendu sur la grande scène d’Orléans Jazz, ou avec  le jazz jeune et festif du Eric Prost Bougaloo Trio.

Alors, ami(e)s du jazz, même si l’on ne sait ni où ni quand, souhaitons-nous à l’année prochaine !

Gérard Poitou

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Le public présent pour les concerts d’André Manoukian, Tania Maria et même Orphéon Célesta allait bien au-delà de celui des samedis du jazz !
    Pas de dichotomie mal à propos et rien n’est perdu pour la survie d’ Orléans Jazz, même si “l’enfermement” dans un théâtre avec un festival en deux temps ne drainera jamais le potentiel du public du Campo Santo qui, il faut le dire, était loin d’être rempli tous les soirs des concerts payants !
    Vive le Jazz et peu importe les styles, s’ils sont accessibles à tous les publics ! Il faut pour cela que les musiciens se gardent de l’élitisme et ne cultivent pas leurs égos…

Les commentaires pour cet article sont clos.

Centre-Val de Loire
  • Aujourd'hui
    22°C
  • samedi
    • matin 14°C
    • après midi 22°C
Copyright © MagCentre 2012-2026