Un score coréen (du Nord) : c’est à l’unanimité que le président sortant de l’UDI, Florent Montillot a été réélu jeudi soir à Saint-Jean-le-Blanc. Cent-cinquante voix sur cent cinquante votants, pas un bulletin blanc, pas une abstention, le maire adjoint d’Orléans et conseiller régional a eu beau jeu de commenter, « il n’y a qu’une UDI et une seule », rien à voir avec l’élection d’il y a trois ans où le parti de centre droit s’était écartelé, entre d’un côté le Nouveau centre et les Radicaux et de l’autre les partisans de Florent Montillot. Pour les législatives, il a clairement proposé une candidate commune avec LR, sur deux circonscriptions, la 1ère et la 6 ème, sous le maillot de l’UDI.

Florent Montillot et son lieutenant Philippe Barbier, délégué général.
Preuve de cette pacification de l’UDI, les listes de candidats au conseil départemental et au conseil national, étaient habilement dosées et n’ont pas eu de concurrence. Philippe Duchène (NC), membre de’ droit du conseil départemental était sur la liste, en revanche pas de trace de Pascal Vilain jeudi à Saint-Jean-le-Blanc à l’heure du vote. Le président du Parti radical est membre de droit du conseil départemental, mais certains des membres du parti Valoisien étaient aussi sur les listes.
En 2016 l’UDI compte, selon son président 350 adhérents, mais pas tous à jour de leur cotisation et une centaine d’élus.
Pas d’UDI à la primaire
A la primaire de la droite et du centre, c’est plié, Jean François Lagarde, le président national et le militants des départements, n’y étaient pas favorables, l’UDI ne présentera pas de candidat. Qui soutiendra t-il ? « Je souhaite un débat interne » lance Florent Montillot qui n’exclue pas un référendum. Une chose est sure, il n’y aura pas de consigne de vote nationale. Un soutien départemental à l’un des candidats qui aura passé le cap de septembre, celui des parrainage est-il possible ? Oui,, si l’un des candidats LR (ou autre) obtient 80% de « suffrages », alors il y aura consigne de vote de l’UDI du Loiret. Sinon chacun s’exprimera comme il l’entend.
Reste les législatives de 2017. « Nous voulons avoir des parlementaires dans chaque département » dit Florent Montillot. Or, en région Centre-Val de Loire, l’UDI ne compte que deux députés, Philippe Vigier (Eure-et-Loir) et Maurice Leroy (Loir-et-Cher). Dans le Loiret Florent Montillot met « ses » femmes en avant, alors que les alliés de LR peinent à trouver des candidates. « Il est intelligent de soutenir des femmes candidates » commente Florent Montillot.
Une “ambiance constructive” avec LR

Avant le dépouillement, Martine Grivot et Philippe Barbier.
L’UDI revendique une candidate soutenue par LR sur la 1ère et la 6 ème. Sur cette dernière, les candidats LR se bousculent au portillon et Stéphane Fautrat, le secrétaire départemental, a dit qu’il est « légitime » à y aller. Quant à la 1ère, celle détenue par Olivier Carré qui choisirait Orléans et laisserait tomber la députation, sont déjà candidats Charles-Eric Lemaignen, Thierry Cousin et au centre gauche, Tahar Ben Chaabane. Sur cette circonscription, l’UDI avance la candidature de Nathalie Kerrien, conseillère départementale et maire adjointe d’Orléans. Mais aussi de Sophie Palant (Olivet), et Laétitia Plessis (Beaugency). Quant à la sixième, c’est Alexandrine Leclerc, avec ces deux mêmes mandats qui sera chargée, comme nous l’avions annoncé, de mettre d’accord les François Lagarde, Olivier Geffroy et Stéphane Fautrat.

Florent Montillot entouré de Nathalie Kerrien et Marc Gaudet.
Qui tranchera ? « l’ambiance est constructive », dit diplomatiquement Florent Montillot qui négocie au plan national avec sa casquette de secrétaire général adjoint et au plan local avec Jean-Pierre Door, le président de LR et « avec les parlementaires orléanais ». Une façon de préciser qu’Olivier Carré et Serge Grouard auront aussi leur mot à dire. Or à Orléans et à l’agglo, la gouvernance se fait avec l’UDI.
Ch.B
Publié le 26 mai 2016