Le plus sensible d’entre eux sera sans doute l’éclipse solaire prévue le 12 août prochain, qui sera observable en partie (93 %) en région Centre-Val de Loire (à condition d’avoir les lunettes homologuées qui vont bien, sinon gros danger pour les yeux). Mais d’autres phénomènes se produisent, comme l’importante éruption du volcan Fuego au Guatemala.
L’éclipse soliare totale de 1999 vue de France. Crédit Luc Viatour, CC BY-SA 3.0
On en parle un peu plus chaque jour, à mesure que l’échéance se rapproche : une éclipse solaire se produira le 12 août prochain, entre 19h30 et 21h30, largement observable en Europe. La dernière remonte à exactement 27 ans, c’était le 11 août 1999. Concrètement, la Lune s’intercalera entre le Soleil et la Terre, masquant momentanément celui-ci. La variation quant à son observation sera très faible entre les six villes chefs-lieux de département de notre région : maximum observable à 20h18 (Chartres) ou encore à 20h20 (Bourges ou Tours). Certains habitants de la région seront un tout petit peu mieux lotis que d’autres : « seulement » 92,9 % d’obscuration à Chartres, tandis qu’elle sera de 94,3 % à Châteauroux ou à Tours. Pas de quoi en faire un fromage cela dit. Compte tenu de la position de la région Centre-Val de Loire par rapport au phénomène, aucun Centrevallois ni aucune Centrevalloise ne pourra observer cette éclipse à 100 %, donc pas de jaloux ! Vous pouvez retrouver sur le site Internet eclipse-solaire.fr les horaires précis pour votre localité par ordre alphabétique, parmi les 1 756 communes que compte notre région, d’Abilly dans l’Indre, jusqu’à Yzeures-sur-Creuse (toujours dans le 36).
Petit conseil de la rédaction : le Soleil, aux alentours de 20h30 le 12 août, sera assez bas dans le ciel : il se couchera à 21h08 à Bourges (le plus à l’Est) et à 21h16 à Tours (le plus à l’Ouest). Prévoyez donc de vous situer si possible légèrement en hauteur ou a minima avec un horizon dégagé si vous voulez observer au mieux cette éclipse.
Le Soleil – encore lui – va inverser ses pôles cet été
Mais, comme si cela ne suffisait pas, nous apprenons également ces jours-ci que le Soleil devrait inverser ses pôles cette année (phénomène qui se produit environ tous les 11 ans). L’astre va renforcer son activité (davantage d’éruptions à sa surface, de taches ou de tempêtes solaires), le Nord va devenir le Sud et vice versa. Puis les choses devraient se calmer (on l’espère en tout cas). Ce phénomène vient du fait que la composition du Soleil est gazeuse et que cette matière tourne sur elle-même, générant ainsi un champ magnétique, un peu comme une dynamo. À force de tourner, les mouvements de cette matière finissent par provoquer une inversion du champ magnétique du Soleil. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas propre à notre astre, notre bonne vieille planète Terre y est également soumise car son noyau externe liquide est lui aussi en mouvement. Les pôles magnétiques terrestres mettent toutefois plusieurs centaines de milliers d’années à s’inverser. Nous avons donc encore le temps de voir venir !
L’inversion des pôles du Soleil n’a pas d’incidence particulière sur notre planète. Néanmoins, les phénomènes extrêmes qui peuvent l’accompagner (tempêtes solaires en particulier) peuvent perturber les ondes et avoir des conséquences sur tout ce qui est électronique et notre système de communication en particulier, recourant largement aux satellites qui, depuis leur orbite géostationnaire, ne sont pas protégés par l’atmosphère terrestre. Cela dit, la dernière grande tempête solaire connue date de 1859, et elle n’a pas beaucoup gêné à l’époque les satellites ou l’électronique, qui existent désormais partout aujourd’hui ! Pour cette année en tout cas, l’inversion des pôles annoncée devrait en principe se dérouler dans le calme et ne pas engendrer de perturbations significatives.
Et comme si ça ne suffisait pas, le volcan Fuego entre en éruption
Pour compléter la série, et comme un écho à notre article paru en début de semaine sur l’augmentation continue des températures estivales depuis 60 ans, qui évoquait – en marge – l’hypothèse peu souvent avancée d’un possible refroidissement de notre planète à l’issue d’éventuelles éruptions volcaniques rejetant une quantité importante de cendres dans l’atmosphère limitant ainsi la propagation des rayons du Soleil (encore lui !), on a appris lundi 3 août l’importante éruption du volcan Fuego au Guatemala, petit pays coincé entre le Mexique à l’Ouest et le Honduras et le Salvador à l’Est, sur la bande de terre qui relie l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud, et sépare la mer des Caraïbes de l’océan Pacifique. Le pays a déclenché l’alerte maximale et déjà procédé au déplacement de plus de 1 700 personnes riveraines du géant, qui culmine à 3 763 mètres d’altitude, et se situe à environ 35 km à vol d’oiseau de la capitale, la Ciudad de Guatemala. La colonne de cendres qui se dégage pourrait dépasser les 7 000 mètres de hauteur et son développement est actuellement suivi de près par rapport aux possibles conséquences sur le trafic aérien. Fort heureusement pour nous, il n’y a pas de volcan en région Centre-Val de Loire, et nous n’aurons donc pas à subir ce genre de désagrément cet été.
Plus d’infos autrement :
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