Rentrée oblige, le président de l’université d’Orléans, Éric Blond, s’est récemment exprimé devant les médias, pour faire le point sur la structure dont il a la charge et les perspectives, qui ne manquent pas, dans un contexte de développement continu.
Dans les salons du château de La Source, la direction de l’université d’Orléans a détaillé les enjeux et nouveautés de l’année 2026-2027. ©Magcentre
C’est au château de La Source, siège de l’université d’Orléans, qu’Éric Blond et ses collaborateurs, Sébastien Ringuede, vice-président Formation et Vie universitaire, et Guillaume Colin, professeur et administrateur provisoire de Polytech, ont accueilli les représentants des médias locaux pour un tour d’horizon de la rentrée universitaire 2026. Avec près de 16 000 étudiants inscrits (en légère augmentation d’une année sur l’autre), Orléans se situe au milieu du peloton des 45 universités françaises répertoriées à ce jour (Tours s’approchant de son côté des 26 000 étudiants). Au-delà du nombre d’étudiants, c’est aussi un domaine de plus de 100 hectares (Campus Orléans La Source), mais également des sites extérieurs, notamment les IUT de Bourges, de Chartres et de l’Indre. Un rayonnement qui s’étend donc largement au-delà des frontières de la métropole régionale.
Pas moins de 206 formations dispensées sur la région (licences, masters, doctorats, ingénieurs, formations en santé), recouvrant les grands domaines Arts-Lettres-Langues, Sciences, Droit-Économie-Gestion, Sport et Santé. 26 unités de recherche, 126 associations et clubs étudiants, signe d’un vrai dynamisme, pour un budget d’environ 210 millions d’euros. Et surtout près de 2 100 personnels, tous statuts confondus. Avec des sections qui ont désormais le vent en poupe, comme le Professorat et l’Éducation, le Droit-Économie-Management, les Lettres-Langues-Sciences Humaines, ou encore la médecine depuis que l’hôpital d’Orléans est devenu CHU en 2023.
Une université qui continue de se développer et change d’échelle…
Et c’est dans le domaine de la santé que l’université d’Orléans a franchi une nouvelle étape, avec la création officielle de son UFR Santé, fraîchement adoptée en conseil d’administration le 10 juillet dernier. Une nouvelle composante, qui regroupe les formations médicales et paramédicales (actuellement médecine, kinésithérapie et psychomotricité), ainsi que les équipes de recherche en santé, dans le but de structurer durablement l’offre de formation et renforcer les liens avec le CHU d’Orléans. Création hautement symbolique, au terme d’un processus enclenché depuis 2019, avec d’abord l’universitarisation de l’école de kinésithérapie, prolongée en 2022 par l’ouverture du premier cycle d’études de médecine, qui avait marqué le début de la montée en puissance des formations médicales à l’université d’Orléans. En cette rentrée 2026, l’UFR Santé rassemble désormais plus de 1 000 étudiants, 75 enseignants et 26 personnels administratifs, ainsi que 6 unités de recherche ayant pour objectif de développer des projets communs en formation, recherche et innovation. Et ce n’est pas tout : 2027-2029 devrait voir la mise en place des formations de pédicure-podologue, orthophoniste ou maïeutique, tandis que les premiers médecins diplômés doivent sortir en 2032, enjeu primordial quand on connaît les besoins du territoire en la matière.
…avec de grands projets immobiliers et un nouveau cœur universitaire au centre d’Orléans.
Se développer nécessite évidemment des infrastructures. Là encore, l’université d’Orléans est au rendez-vous, avec l’édification du Campus Madeleine, projet majeur pour l’attractivité du territoire, prévu pour accueillir ses premiers étudiants dans moins d’un an, à la rentrée 2027. Installé sur le site historique de l’ancien hôpital Madeleine, en plein cœur de ville, ce campus de 18 000 m² devrait recevoir à terme plus de 3 000 étudiants dans un environnement totalement reconfiguré. Sont notamment prévus 6 amphithéâtres (de 100 à 600 places), des salles de cours, des espaces de vie étudiante et un Learning Center pour favoriser les pratiques pédagogiques innovantes. Nouvelle étape dans l’ambition de l’université d’Orléans de renforcer son ancrage territorial, en proposant un cadre d’études moderne et durable.
Parallèlement, le déménagement de l’UFR Droit-Économie-Management vers ce futur campus va libérer des espaces actuellement occupés sur le campus d’Orléans La Source et permettra d’engager une nouvelle phase d’aménagement, dédiée à l’accueil de l’UFR Santé dont l’installation sera pleinement opérationnelle en 2027 également, en réunissant les formations de médecine, kinésithérapie et psychomotricité, dans des espaces adaptés aux nouveaux enjeux de formation et de recherche, pour répondre aux ambitions pédagogiques, scientifiques et territoriales de demain.
Une université qui anticipe aussi les futurs métiers
Avec la réforme nationale de la formation initiale des enseignants, l’université accompagne l’évolution des parcours avec la mise en place de nouvelles formations destinées aux futurs professeurs. En particulier, la nouvelle licence LPE (Professorat des Ecoles) va offrir un déroulé spécifique, pluridisciplinaire et professionnalisant, conçu pour préparer progressivement les étudiants au métier d’enseignant. Son lancement a d’ailleurs entraîné un engouement inédit, puisque plus de 3 200 candidatures ont été enregistrées pour seulement 200 places ! Signal fort de l’attractivité – peut-être enfin retrouvée – du métier de professeur des écoles. Parallèlement, le master Métiers de l’Enseignement et de l’Éducation (M2E) connaît aussi une progression remarquable.
L’université d’Orléans a aussi décidé de travailler l’internationalisation de ses diplômes pour offrir aux étudiants intéressés l’opportunité d’obtenir simultanément deux certifications : l’une délivrée par Orléans, et l’autre par une université partenaire étrangère. C’est le cas pour plusieurs formations, en lien avec la Tunisie, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne ou encore la Grèce : licence économie avec l’université de Sfax (Tunisie), licence LEA Anglais/Allemand ou master Sciences du langage avec l’université de Siegen (Allemagne), licences et masters en Droit avec l’université de Macerata (Italie), masters de Chimie ou d’Histoire avec l’université de Cracovie (Pologne), master STAPS EOPS avec l’université de Thessalie (Grèce), master Automatismes et Électronique avec les universités de Porto (Portugal) ou d’Héraklion (Grèce). Dispositif favorisant, comme on peut s’en douter, une véritable ouverture sur le monde, la mobilité européenne, l’interculturalité et l’acquisition de compétences reconnues de façon internationale. Cette dynamique est renforcée par la mise en œuvre de deux projets Erasmus+ (hors frontières européennes) pour les trois prochaines années, disposant de 260 000 euros de financement, avec des partenariats en Ukraine et au Brésil.
Et un projet de nouveau campus Cosmétique Pharmacie Agroalimentaire
Pour finir, l’université d’Orléans porte, à horizon possible 2029-2030, le développement d’un nouveau campus des métiers dédié aux secteurs des industries cosmétiques, pharmaceutiques et agroalimentaires, qui serait positionné à Chartres, en s’appuyant sur les compétences déjà présentes de ses composantes et laboratoires actuels. Le projet vise à réunir, sur le même site, la spécialité Génie Industriel appliquée aux secteurs cités, avec des formations en Génie Industriel et Maintenance, en Génie Électrique et Informatique Industrielle, ou encore en Management de la Logistique et du Transport. Il prévoit aussi la création d’une usine-école sur site, permettant de former dans un même lieu élève-technicien, élève-ingénieur et salarié en formation continue. Il intégrerait enfin l’Institut de Formation des futurs professeurs des lycées techniques. Au-delà de l’offre de formation, l’université d’Orléans ambitionnerait de développer, sur ce futur campus chartrain, une véritable synergie entre enseignement supérieur et recherche, avec la création de locaux dédiés à la recherche et d’un axe scientifique autour de l’industrie 4.0, pour répondre aux enjeux d’innovation et de transformation des filières industrielles stratégiques.
Comme on peut le constater, c’est donc une université au tournant de son histoire qui souhaite se présenter à nous en cette rentrée 2026. Une université qui célèbrera d’ailleurs cette année et l’année prochaine trois dates majeures : les 720 ans de sa fondation en 1306, les 220 ans de la création de l’Université Impériale en 1806, et les 60 ans de la réouverture de l’université en 1966, anniversaires bien entendu assortis de la célébration de la naissance de l’UFR Santé et du nouveau Campus Madeleine en centre-ville d’Orléans. De quoi mobiliser encore largement l’énergie de tous les protagonistes concernés.
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