Ce samedi 3 octobre, les Amis de l’Institut produiront leur dernier concert avec « Ma vie de Bohème », musique de Smetana par le Quatuor d’Orléans, soulignée de textes dits par des comédiens de la compagnie Clin d’œil.

Les Amis de l’Institut en 2025. De G à D : Catherine Héau, Catherine Mounier, Gérard Audax, Michèle Turra Le Strat, Frédéric Juranville, Jacques Poupa, Jean-Philippe Bardon, Daniel Benzakoun. Photo AC Chapuis
Une page se tourne. Depuis 2019, une poignée de musiciens orléanais avaient lancé un projet original. Les « Amis de l’Institut » voulaient valoriser la salle éponyme, autant que les artistes locaux et diffuser la musique à tous, y compris en se déplaçant dans les institutions pour personnes en difficulté. Le pari a tenu, et depuis 7 ans, ce sont 23 concerts qui ont touché plus de 5 000 spectateurs, dans des programmes les plus variés suivis par un public fidèle et enthousiaste.
Des constats sans amertume
Mais la vie est difficile dans un contexte où l’économique se heurte aux fragilités du bénévolat. L’association fonctionne sans subvention hormis le prêt de la salle de l’Institut, le public s’est fait plus rare sur les deux dernières années, la demande d’intervention en milieu scolaire ne répond plus, les énergies s’essoufflent et le renouvellement de bénévoles ne suit pas… Les Amis de l’Institut ont donc décidé de mettre un terme à leurs activités. Pour autant, pas d’amertume chez les protagonistes : « On a beaucoup donné et on est fiers de ce qu’on a fait, pour le public et pour les musiciens que l’on a pu valoriser, dans un esprit de diversité culturelle », exprime Jean-Philippe Bardon, directeur musical.
Un baroud d’honneur pour la dernière séance
La clôture se fera en musique et avec panache le 3 octobre. Le quatuor orléanais (Guillaume Dettmar et Catherine Luthier, violons, Jean-Philippe Bardon, alto, Yska Benzakoun, violoncelle) sera accompagné par Aurélie Audax et Gérard Audax (qui est aussi le président des Amis de l’Institut depuis deux ans) dans un concert où « le compositeur explore un destin aux mille nuances d’arts, de passion, de tragédie, avec lequel la poésie résonnera, glissant sa voix, son regard, sa petite bulle de grâce ».
Le public, lui, gardera en mémoire ces instants de musique vivante qui, du baroque au tango argentin, de l’opéra au Klezmer, entre cuivres, cordes, voix, en solo ou en ensembles, ont donné à entendre 80 artistes et fait partager l’émotion et la convivialité d’une musique faite pour tous et pour toutes les oreilles, annoncée par le joli logo que l’on doit à notre confrère Jean-Dominique Burtin.
Nul doute qu’il sera au rendez-vous de cet adieu (qui n’est peut-être qu’un au revoir ?) pour partager ces derniers moments de résonance d’une belle aventure qui marquera l’histoire de l’Institut.
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