L’opposition municipale (Orléans): le retour

Les élus d’opposition municipale PS/EELV/PRG d’Orléans ont décidé de reprendre la régularité des points presse afin de communiquer sur les dossiers qui intéressent la vie des orléanais.

Corinne LEVELEUX-TEIXEIRA, Marie-Emmanuelle MATETDE RUFFRAY, Maxime YEHOUESSI

Corinne Leveleux-Texeira, Marie-Emmanuelle Matet de Ruffray, Maxime Yéhouessi

Trois élu(e)s ce jeudi avec au programme du point presse du jour, l’action sociale et la culture.

Les Carences de l’Action Sociale: CCAS et Relais Orléanais…

Sur l’action sociale de la ville, Marie Emmanuelle Matet de Ruffray s’étonne tout d’abord de l’étrange situation financière du Centre Communal d’Action Sociale qui dégage chaque année des excédents: si la bonne gestion est louable, la situation sociale de la ville ne justifie sans doute pas la mise en réserve de ces excédents au détriment des besoins des orléanais les plus démunis. Dans ce domaine, la dotation de l’état restant constante, c’est curieusement la ville d’Orléans qui de la sorte réduit sa participation à l’aide sociale.

Marie Emmanuelle Matet ajoute que la fermeture de l’antenne du CCAS de l’Argonne va constituer une difficulté supplémentaire d’accès aux aides sociales pour les habitants de ce quartier prioritaire, en compliquant également l’indispensable suivi des bénéficiaires du RSA, pourtant contractualisé avec les services du département. A cela s’ajoute la réduction d’activité de l’Epicerie Sociale, d’autant plus regrettable qu’en plus de l’aide alimentaire qu’elle apporte, cette structure est un outil pédagogique pour aider certains publics à mieux se prendre en charge. A croire que tout est fait à Orléans pour dissuader d’être pauvre…

Corinne Leveleux souligne pour sa part le mauvais sort qui est fait depuis deux ans au Relais Orléanais (voir Magcentre). Cet organisme d’accueil de jour pour la grande pauvreté, qui fait un énorme travail social avec un grand nombre de bénévoles (organisme mis sur pied par le Docteur Civil sous la mandature de Jacques Douffiagues), voit sa subvention amputée de 20.000 €, somme dérisoire à l’échelle du budget orléanais, alors que la demande de repas est évidemment croissante actuellement. Le projet de rénovation du Relais Orléanais semble lui aussi au point mort, mais ce que déplore par dessus tout Corinne Leveleux, c’est l’absence d’un geste fort de la ville et de son premier magistrat, dans la reconnaissance et le soutien au travail remarquable fait par cette structure et particulièrement par ses bénévoles qui par leur dévouement quotidien fournissent un travail social qui ne coute pas cher à la ville…

… et “un cimetière de projets culturels”

Le constat établi dans ce domaine par Corinne Leveleux est cette fois accablant. Rappelant que la politique culturelle d’une ville, capitale régionale, est une contribution essentielle à son rayonnement, Corinne Leveleux pointe l’absence cruelle d’une vision, d’un projet cohérent dans ce domaine. Et de rappeler qu’en plus des réductions de subventions massives, très supérieures au 5% annoncés, pour des structures comme la Scène Nationale, la Tortue Magique (Parc Pasteur) ou l’ATAO, la culture à Orléans est devenue “un cimetière de projets”: après l’abandon du festival de Jazz au Campo Santo transformé en Orléanoïdes l’année suivante aussitôt liquidé de façon absurde (voir Magcentre), sans réel bilan, c’est le Festival Hip Hop anciennement Jour J qui passe lui aussi à la trappe…

A ces mesures les plus visibles, s’ajoutent des décisions plus discrètes comme l’abandon de la Médiathèque de la Maison Pierre du Lys, pourtant promise aux habitants du centre ville, privés de bibliothèque suite à la dispendieuse transformation de l’ancien évêché, rue Dupanloup, en Centre Scientifique (dont Corinne Leveleux rappela  la location à l’Université pour un montant de 150.000€/an).

Reste quelques espoirs du coté des musées dont les élu(e)s saluent la composition du Comité Scientifique du futur MOBE (Musèum d’Orléans), tout  en souhaitant que les projets de la nouvelle directrice du pôle muséal d’Orléans (regroupant pas moins de cinq musées), trouvent les moyens de ses ambitions pour la ville.

Et Corinne Leveleux de conclure par une “Alerte enlèvement” pour la culture à Orléans…

Gérard Poitou

Publié le 25 février 2016

Commentaires

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  1. Juste une precision, concernant le centre scientifique rue Dupanloup. Le coût supporté par l’université n’est pas lié à une location (la mise à disposition est gratuite) mais à l’entretien, au fonctionnement et au gardiennage du bâtiment.

  2. Pour ce qui concerne les élus du Front de Gauche, nous n’opérons aucun retour car nous ne sommes jamais partis. Certes, nous ne sommes que deux élus, mais nous essayons d’être présents sur tous les dossiers en lien avec les citoyens, car c’est cela l’essentiel. Depuis que nous siégeons, notre attitude n’a pas changé. Quand les projets vont dans le bon sens, comme pour les carmes, nous approuvons et quand les dossiers ne nous conviennent pas, nous le disons, comme par exemple, sur l’élargissement du stationnement payant à Orléans. Nous avons été les seuls à voter contre. Par contre, sur d’autres sujets, toujours en lien avec les habitants, nous agissons avec des succès qui ne sont pas à négliger: l’abandon du stationnement payant au nouvel hôpital, le réseau de bus à la Source. Les élus Front de Gauche ont comme axe d’interventions d’être à l’écoute, construire avec les citoyens et agir. Et nous n’y dérogerons pas.

    Michel RICOUD

  3. Mme Leveleu m’amuse quand elle parle de “dispendieuse transformation” de l’ancien évêché : elle sait fort bien qu’elle y était favorable… pour ma part je considère que cette main-mise de l’Université est une mauvaise action que la Mairie a faite contre les citoyens et qu’elle a perdu l’occasion de faire du vieux palais le pivot d’un quartier culturel regroupant autour de lui , musée, conservatoire, école de dessin (!…) et y installer le musée de la ville, peut-être une bibliothèque dans ce quartier qui en manque cruellement désormais… voire d’autres acteurs soucieux du patrimoine et de l’aura intellectuelle de la capital du Centre.

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