Stéphanie Rist, députée LREM du Loiret, a estimé vendredi devant la presse: “il est normal que les citoyens mécontents aillent manifester...”, parce que, estime-t-elle, en ruralité en particulier, “il y a un vrai enjeu de pouvoir d’achat“.

Stéphanie Rist, députée LREM, 1ère circonscription du Loiret.
Pour autant dit-elle, “les 500 millions de plus au budget”, pour aider à la transition énergétique, “ce n’est pas rien”, et elle prévient que le gouvernement ne renoncera pas à la taxe du début 2019. Un gouvernement que dit-elle, “nous avions alerté”, sur le mécontentement grandissant constaté sur le terrain, généré notamment par l’augmentation du prix du carburant.
Pour Caroline Janvier, l’autre députée LREM du Loiret (deuxième circonscription), « se mobiliser pour avancer ensemble oui, tout bloquer pour de mauvaises raisons, non…Nous ne devons pas, en tant que représentant de la Nation, redouter les mouvements citoyens. Si des personnes débattent, discutent et se mobilisent via les réseaux sociaux ou dans l’espace public, c’est très sain pour notre démocratie. Je souhaite en revanche dénoncer la récupération politique, la violence et, par- dessus tout, la démagogie.”.

Caroline Janvier (LREM).
Sur cette “récupération”, Stéphanie Rist ne souhaite pas “en rajouter”, mais elle dit en même temps, “cela me fait sortir de moi”. Caroline Janvier explique elle aussi, “nous comprenons la colère et la difficulté des français les plus modestes face à la hausse du prix à la pompe, qui s’explique à 70 % par la hausse du prix du baril de pétrole. Le Gouvernement a donc décidé de renforcer l’accompagnement dont ils peuvent bénéficier sur le chauffage ou les indemnités kilométriques par exemple. Je souhaite souligner surtout une mesure : la prime à la conversion. Nous allons la doubler pour les 20 % les plus modestes, de 2000 € à 4000 €, afin d’acheter un véhicule essence ou diesel et à 5000 € pour un véhicule hybride ou électrique, neuf ou d’occasion.”
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Stéphanie Rist: plus aucun lien avec les labos depuis son élection
“Je n’ai eu aucun lien avec des laboratoires pharmaceutiques, depuis mon élection en juin 2017”, tient à préciser Stéphanie Rist, après l’article publié par Magcentre sur les “pharmapapers”. Vendredi en préambule d’un point sur l’actualité, la députée de la première circonscription du Loiret a tenu à réaffirmer que, depuis son élection à l’Assemblée Nationale, elle a complètement “stoppé” son activité “d’autoentrepreneur”. Les 309 liens que nous évoquons dans cet article l’ont été entre 2012 et juin 2017, pas après, donc pas en 2018.
“J’ai pris la décision après mon élection, de ne plus toucher aucune rémunération d’un laboratoire”. Par ailleurs, active au sein de la Commission des Affaires sociales sur la réforme de la Santé comme actuellement sur le projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, Stéphanie Rist souligne qu’elle n’intervient jamais sur les sujets qui touchent au médicament et qu’elle n’a jamais déposé d’amendement dans ce domaine.