A Orléans, la Cité des Arts vivants verra le jour en septembre 2023.

C’est le vendredi 19 janvier dernier qu’Olivier Carré, maire d’Orléans, s’est rendu au conservatoire d’Orléans à l’occasion du conseil d’établissement que dirige aujourd’hui Véronique Théry. Cette rencontre fut, entre autres, l’occasion de revenir sur le projet Cité des arts vivants, projet original “deux en un” entendant réunir Conservatoire de musique et la salle des musiques actuelles (Astrolabe) à la tête Nord du pont de L’Europe. Alors qu’il était annoncé, en février dernier, qu’il verrait le jour en 2022, voire 2021 sur un espace de 5.300 m2, l’inauguration du complexe est désormais annoncée pour septembre 2023.

Au plan musical, signalons que l’Orchestre symphonique d’Orléans ne sera pas concerné par cette nouvelle structure puisque ce dernier se produira au futur Comet, site  pour lequel maire a demandé la réalisation d’une auditorium de 1.000 places doté d’ajustements acoustiques de pointe et qui sera opérationnel au second semestre 2021. 

La réflexion entreprise par Idea Concept

Aujourd’hui, la réflexion de la conception du projet, étude de programmation signée et fonctionnelle déjà financée l’année dernière, a été confiée à la société Idea Concept qui se penche sur l’organisation d’un espace occupant une surface utile de 8500 m2 pour une emprise au sol de 4.500m2. Un concours d’architecte  ou un marché global avec préférence d’architecte pour raison économique sera-il lancé? L’avenir le dira. Quoiqu’il en soit, c’est en 2020 que sera annoncé le projet lauréat  avec consultation des entreprises  stabilisation  des coûts, autorisations administratives puis démarrage des travaux en 2021-2022. 

Musique classique, musique actuelle, danse et théâtre

Coté Ouest se trouvera en front de Loire le conservatoire avec plateau pour orchestre, auditorium de 300 places, salles de cours et salles de pratiques collectives, foyer des élèves, etc. Côté Est se tiendra la salle des musiques actuelle avec une salle de 1000 places, un hall d ‘accueil sécable avec  salles de 350 et de 1000 places,  un bar restaurant, etc

Her © Thierry Lange

Entre les deux structures,  qui bénéficieront d’un hall d’accueil partagé, sera implanté un espace commun central avec studio de répétition, régie commune son et vidéo, locaux administratifs respectifs, centre de ressource et de formation. A tout cela s’ajouteront un parking de 350 places, un espace paysager de 5.000 m2, permettant une communication douce nord-sud entre la Loire et le faubourg Madeleine, et 300 m2 de coques commerciales culturelles ou associatives

Un ensemble de 40 millions d’euros

Bien entendu,  un maximum d’échanges se tient entre la Ville, l’Etat et Idea Concept pour  faire sortir de terre cet ensemble de 40 millions d’euros qui devrait bénéficier de l’apport financier, certes de la Ville,  mais aussi de la Région, du Département, de l’Etat,  et peut-être de fonds européens. A noter que que les participations précises des uns et des autres seront, bien entendu, liées  aux proches échéances électorales des exécutifs.

L’avenir de la salle de l’Institut et des Créneaux

Reste la question de l’utilisation et de la rénovation de la salle de l’Institut,  site patrimonial emblématique de la cité. Même si l’ensemble du conservatoire de la place Sainte-Croix pourrait devenir des appartements,  l’Institut restera propriété de la mairie. Pour Philippe Barbier,  adjoint au maire chargé de la musique et du patrimoine historique, l’idée est de faire de  l’Institut une salle identifiante en terme de musique de chambre. Un peu comme Gaveau elle porte une identité de haut niveau et se trouve unanimement saluée pour la qualité de son acoustique.

A l’arrivée, cette salle ne sera plus en lien avec le conservatoire mais confiée à un opérateur. A ce jour, des personnalités telles que, entre autres,  Marc Champigny ou Alexandre de Metz, réfléchissent  aux possibilités de développement de cet espace culturel. Quant à la restauration de cette salle qui devra ménager son équilibre acoustique, elle devra avoir lieu, en tout état de cause ,  avant le déménagement du conservatoire privant ainsi probablement ce dernier toute une année d’un outil essentiel. En ce qui concerne la chapelle de l’hôpital, que certains mélomanes souhaitaient depuis longtemps devenir une salle de concerts, elle est dans l’immédiat mise hors d’eau et hors d’air, et pourrait  être utilisée par le campus, en tant que bibliothèque ou salle de réunion.

Sauvegarder l’existant

Bien que la future Cité des Arts Vivants soit l’une des préoccupations culturelles  de la cité,  les travaux d’entretien de l’actuel conservatoire se poursuivent avec réfection de l’orgue de la salle du saloir (4.000 euros), la restauration des salles Berlioz, Giroust et Dukas, la rénovation de la façade de l’Hôtel des Créneaux de la place de la République (voué à devenir à long terme un centre muséal historique).

 A cela s’ajoutent des travaux, dans la Cave du chapitre,  au pied de la cathédrale Sainte-Croix, pour accueillir sous peu la classe de percussions, et le doublement des ouvertures du bâtiment de la place Sainte-Croix, double vitrage  par des fenêtres intérieures. A cela s’ajoute le futur recrutement d’un directeur pédagogique qui devrait, à l’évidence, soucieux du cap à prendre vers la Cité des arts vivants, être l’un des artisans d’une aventure présente et à venir.. 

Jean-Dominique Burtin

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